‹ La pierre de toucheChapitre 171 sur 295 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE MARQUIS

Et votre conduite prouve qu'il y a dans votre famille de vieilles traditions de délicatesse.

ADOLPHE

Je m'en flatte, monsieur; c'est le seul héritage que je laisserai à mes enfants.

LE MARQUIS

Prenez- vous du tabac, monsieur Adolphe?

ADOLPHE

Par boutade.

LE MARQUIS, lui offrant une prise dans une botte d'or.

Comment trouvez- vous le mien?

ADOLPHE

Délicieux!

LE MARQUIS

Je vous en enverrai... En attendant, faites-moi le plaisir d'emporter celui-ci...

Il lui met sa botte dans la maio.

ADOLPHE

Quoi... monsieur!... la tabatière aussi?

LE MARQUIS

Je ne sais pas ce qu'elle vaut; et, de peur que vous ne soyez obligé de vous en informer, permettez-moi d'y glisser quelques bonbons pour vos enfants.

Il met le billet dans la boite.

ADOLPHE

Oh! monsieur.

LE MARQUIS

Adieu, monsieur Adolphe... vous êtes un honnête homme, ^'ara avis.

ADOLPHE

Oiseau rare en effet... et qui ne chante guère.

11 sort.

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