PAULINE, GENEVIÈVE
PAULINE, à part, avec un mauvais sonrire.
Peut-être! (Haut.) Où étiez-vous donc, chère enfant? (Elle
lai prend la maio, à part.) Elle ne Sait fieu eUCOre.
GENEVIEVE, appuyant sa main droite sur l'épaule de Pauline.
Vous me cherchiez ? j'étais dans ma chambre
PAULINE, regardant la main.
Vous avez de l'encre à vos jolis doigts...
GENEVIÈVE, troublée.
J'ai écrit!
PAULINE, à part.
Il paraît que le chapitre pressait... Je suis sauvée.
GENEVIÈVE
Que me vouliez-yous?
PAULINE
■ Un enfantillage de malade, (jouant avec les brelocmes de Geneviève.)
Qu'avez-vous dans ce médaillon ?
GENEVIÈVE
Rien!
PAUIIKE.
Voulez-vous me permettre d'y mettre quelque chose... que vous garderez en souvenir de moi?
En souvenir... ne dites pas cela, je vous le défends! vous vivrez.
PAULINE
Votre amitié m'en donnera peut-être le courage, cher ange gardien. (Elle se lève.) Je suis déjà mieux depuis que je me sens aimée par vous...
GENEVIÈVE
Chère Pauline !
PAULINE
Mon mal est au cœur, je vous le disais bien. Prêtez-moi
ce médaillon, nn instant... (Hésitation de Geneviève. — Panline lui enlève sa montre et les breloques.) C'est UUC SUperstitioU bretOUne,
ne vous en moquez pas.
GENEVIÈVE
Laquelle?
PAULINE
Attendez-moi là... (Elle va prendre son chàle et son chapeau.) C'cst une surprise... (Elle se dirige à droite, sur le seuil de la porte.) VoUS
verrez tout à Iheure.
Elle sort.