‹ La pierre de toucheChapitre 20 sur 295 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

qu'il me remit pour à-compte, et il partit sans que nous songions à lui demander son nom. Nous ne l'avons pas revu.

DOROTHÉE

C'est tout?

LA MARGRAVE

Il est tombé malade vers la fin du printemps ; malgré nos soins, il ne s'est plus relevé.

SPIEGEL

Pauvre brave bomme !

DOROTHÉE

Il avait de singulières idées d'entrer ainsi chez les gens... C'est égal, le tableau est très-ressemblant. Ah! monsieur, quel délicieux passe-temps que la peinture!

SPIEGEL, d'un air gracieux.

Ah! mademoiselle... Et le battage en grange, donc!...

LA MARGRAVE

Votre récit m'a tellement intéressée, que j'ai oublié mes courses. Je vous remercie, madame, des douces heures qu'a passées près de vous le comte Sigismond. Vous voudrez bien accepter de moi une bagatelle... qui ne m'acquittera pas envers votre mari.

FRÉDÉRIQUE

Je vous rends grâces, madame, en mon nom, au nom de inon cousin.

LA MARGRAVE

Votre cousin?... Ah!... Venez, ma fille. François, prenez ce rumeau. Messieurs, ne vous dérangez pas.

EUo Krt truc sa fille ; ie laquais les suit.

Page 1