‹ La pierre de toucheChapitre 265 sur 295 · SCÈNE IL PHAON, PVTHÉAS · texte numérisé non relu

SCÈNE IL PHAON, PVTHÉAS

PYTHÉAS

Tu ne suis pas la multitude, Phaoa?

PHAON

Je suis mieux seul ici,

PYTHÉAS

Tu vas passer pour amoureux transi.

PrtAON.

Pourquoi?

PYTHÉAS

Parce que d'habitude Les cœurs épris de solitude Ne sont pas les cœurs sans souci.

PHAON

On marche la tète baissée, Quand on porte dans sa pensée La liberté d'un peuple et la mort d'un tyran,

PYTHÉAS

Je devrais donc avoir la tête aussi pesante, Étant conspirateur avec toi conspirant;

Mais je crois que Phaon plaisante :

La mer Egée, aux bleus sillons,

Du bon Pittacus nous sépare; Je dirai qu'il a les bras longs,

Si de nous, à pareil intervalle, il s'empare. Je ne tremble pas de si loin, Ni toi non plus, homme héroïque; Et si tu te mets dans un coin, Ce n'est pas pour la République.

Glycère et Sapho... quoi! déjà de la rougeur?..

Donc, Glycère et Sapho se disputent l'honneur De te nommer leur maître ;

De toi l'une est aimée, et l'autre voudrait l'être.

De là dans ton esprit grande perplexité ;

Car l'une a le génie, et l'autre la beauté. Ai-je deviné?

PIIAOX.

Je l'avoue ; Mon cœur flotte entre deux amours.

Et Vénus méchamment se joue A. le voir s'égarer dans ses propres détours.

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