‹ La pierre de toucheChapitre 274 sur 295 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

Héro, sur la tour solitaire.

Des mers aspirant la fraîcheur, Attend le nocturne nageur Que guide l'amour vers la terre.

Tremblant à la voûte des cioux, Phœbé sur la plaine marine Répand la caresse argentine De ses rayons silencieux.

Tout dort sur la terre embaumée ; Mais au cœur de la bien-aimée

La nuit d'amour

Est le vrai jour.

428 SAPHO

La mer qui les sépare est si large et profonde. L'heure s'avance... il ne vient pas!..

Mais soudain sur les flots brille sa tête blonde, Encor bien loin... bien loin, hélas!..

Mads l'amour soutient son courage,

Il avance.., il approche.., il a touché la plago, Et vers la tour précipite ses pas...

Héro, pâle et joyeuse, c.it enlin dans ses bras! Viens dans les bras de ton amante, Vainqueur des flots retentissants!

Viens partager la flamme ardente Qui met notre âme dans nos sens.

Un jour nos feux impérissables, Des temps perçant l'obscurité, A nos deux noms inséparables Donneront l'immortalité.

LE PEUPLE

Évoé! Gloire!

Évoé! Gloire!

ALCÉE

Je veux proclamer ta victoire.

LE PEUPLE

Évoé!

GLYCÈRE

Tombe sur eux mon anathème!

LE PEUPLE

Évoé!

PH.\ON, à Sapho.

Chacuu t'admire, et moi je t'aime i

CHOEUR DES PRÉTRESt

Fille d'Apollon, Viens, sous la couronne

EnsMc*.

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