ODE
Héro, sur la tour solitaire.
Des mers aspirant la fraîcheur, Attend le nocturne nageur Que guide l'amour vers la terre.
Tremblant à la voûte des cioux, Phœbé sur la plaine marine Répand la caresse argentine De ses rayons silencieux.
Tout dort sur la terre embaumée ; Mais au cœur de la bien-aimée
La nuit d'amour
Est le vrai jour.
428 SAPHO
La mer qui les sépare est si large et profonde. L'heure s'avance... il ne vient pas!..
Mais soudain sur les flots brille sa tête blonde, Encor bien loin... bien loin, hélas!..
Mads l'amour soutient son courage,
Il avance.., il approche.., il a touché la plago, Et vers la tour précipite ses pas...
Héro, pâle et joyeuse, c.it enlin dans ses bras! Viens dans les bras de ton amante, Vainqueur des flots retentissants!
Viens partager la flamme ardente Qui met notre âme dans nos sens.
Un jour nos feux impérissables, Des temps perçant l'obscurité, A nos deux noms inséparables Donneront l'immortalité.
LE PEUPLE
Évoé! Gloire!
Évoé! Gloire!
ALCÉE
Je veux proclamer ta victoire.
LE PEUPLE
Évoé!
GLYCÈRE
Tombe sur eux mon anathème!
LE PEUPLE
Évoé!
PH.\ON, à Sapho.
Chacuu t'admire, et moi je t'aime i
CHOEUR DES PRÉTRESt
Fille d'Apollon, Viens, sous la couronne
EnsMc*.