‹ La pierre de toucheChapitre 279 sur 295 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

PYTHÉAS, à part.

J'achèterais son point dix mille écus.

ALCÉE

A toi, Pythéas.

PYTHÉAS, à part.

Quelle transe!

Il jette les dés.

Trois !

ALCÉE

Beau point. C'est à toi, selon toute apparence, Que l'honneur de frapper le monstre est réservé.

PYTHÉAS, ù part.

Je déclare dès lors que le monstre est sauvé.

PHAON

A moi pourtant. — Deux.

PYTHÉAS, à part.

Ouf!

Haut.

Je n'ai guère de chance!

ALCÉE, à Phaon.

Heureux joueur, par qui le bon dé fut jeté, Prends l'enjeu, cher Phaon, c'est l'immortalité ! Nous nous chargeons du reste.

Voici, seigneurs, un manifeste Pour expliquer au peuple notre plan; J'avais laissé le nom du meurtrier en blanc; J'écris ton nom, toi que le sort désigne ; Et maintenant que chacun signe.

Tous signent.

PYTHÉAS, à part. *

Pittacus ne lira ceci qu'après sa mort;

Signons sans crainte et sans remord.

iU SAPHO.

PHAON, à Pythéa3.

En ta qualité d'homme riche.

Tu feras copier par des esclaves sûrs

Il le lui remett

Ce maaifeste, afin que demain on l'affiche

Dans tous les coins, sur tous les murs,

PYTHÉAS

Je m'en charge.

ALCÉE

C'est bien. Pour la grande journée Chacun de nous a sa tâche assignée.

Avant de nous quitter, jurons de l'accomplir!

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