‹ La pierre de toucheChapitre 6 sur 295 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FRANTZ

Un monstre!

SPIEGEL

Qui aurait été peut-être un pauvre délicieux.

FRANTZ

Enfin ta conclusion ?

SPIEGEL

Ma conclusion? C'est qu'il ne faut pas tant crier contre les riches; qu'ils nous valent bien, et qu'à leur place beaucoup d'entre nous feraient comme beaucoup d'entre eux, sinon pis.

FRANTZ

Eh bien, moi, je ne demande qu'à être mis à l'épreuve.

SPIEGEL

Et si tu découvrais un trésor demain, combien dinerais-tu de fois après demain? combien porterais-tu de paires de souliers l'une sur l'autre? combien de chapeaux?

FRANTZ

Oh! la philosophie d'Horace, n'est-ce pas? Je ne ferais qu'un diner, je ne porterais qu'un chapeau et qu'une paire de souliers ; mais je te commanderais pour cent mille florins de tableaux.

Bienl

FRANTZ

J'en enverrais dix mille à ce pauvre Hermann.

SPIEGEL

Très-bien !

FRANTZ

Je ferais jouer ma symphonie sur un théâtre à moi.

Ui IJ|P« SJ

SPIEGEL

Bravo !

FRANTZ

Enfin, si tu veux voir le fond de mon cœur et la vraie plaie d'où me vient cette fièvre, j'épouserais celle que j'aime.

SPIEGEL

Tu es amoureux?...

FRANTZ

Tais-toi !

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