‹ La pierre de toucheChapitre 77 sur 295 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, FRÉDÉRIQUE, DOROTHÉE.

FRANTZ, à Fréaérique.

Ce n'est pas ma richesse qu'on enviera ce soir.

FRÉDÉRIQUE

Cher Frantz... Tu me trouves belle?

FRANTZ

Comme le jour.

Tant mieux, mon ami!... Mais, vois donc, que mademoiselle est charmante !

FRANTZ

Oui, charmante.

DOROTHÉE

Près de mademoiselle Frédérique, il est bien difficile de paraître jolie.

SPIEGEL

Très-difficile... excessivement difll...

FRANTZ

Tais-toi donc!

FRÉDÉRIQUE

Eu bien, mon bon Spiegel, c'est ce soir que vous faites votre entrée dans le monde?

urf LA VIERRE DE TOUCHE.

SPIEGEL

Le petit vicomte m'a dit qu'il n'était bruit que de cela à la cour.

DOROTHÉE

Si VOUS croyez qu'on s'occupe de vous à la cour!...

« SPIEGEL

Je le croyais, mademoiselle... Vous effeuillez une de mes dernières illusions.

DOROTHÉE, à Frédérique.

Nous pouvons nous asseoir ; il y a de la place.

Elles s'asseyent l'une près de l'autre à droite. F R A N T Z , tirant sa montre.

Dix heures... et personne encore...

Il se promène dans le salon du fond.

SPIEGEL, se promenant de soa côté.

C'est amusant, le monde!

DOROTHÉE, à Frédérique,

Vous devez être bien contente, mademoiselle : vous avez tinc soirée de contrat comme n'en ont pas beaucoup de

duchesses.

FRÉDÉRIQDE.

Ce n'est pas là ce qui me rend contente, mademoiselle ; j'aurais voulu autour de mon bonheur moins d'éclat et de bruit.

DOROTHÉE

Pourquoi donc?... Vous aimez la danse?

FRÉDÉRIQUE

Je n'en sais rien... je n'ai jamais dansé.

DOROTHÉE

Oh 1 que c'est drôle!

Cd Inquais leur préscDte un plateau chargé de s.-Uce«.

Page 1