Etat stationnaire. — Vésicatoire
l®*" mai. — L’épanchement a notablement diminué, la fièvre est tombée, il ne reste plus qu’un peu do submatité et un peu d’obscurité du murmure vésiculaire en arrière à la base.
Au début, la pilocarpine semble agir d’une manière très efficace, puis, tout à coup, elle cesse de produire l’amélioration qu’elle promettait; elle reste impuissante, et sur la température et sur l’épanchement.
OBSERVATION IX. —(Personnelle).
C..., J., 30 ans, journalier, entré le 5 mai 1883, tousse depuis quelque temps; il y a 3 semaines, survint une hémoptysie , et
pendant 2 ou 3 jours, il cracha du sang, il se vit obligé d’interrompre son travail jusqu’au 29 avril. Ce jour-là, il ressent un point de côté à droite, et jusqu’au soir il eut des frissons légers et pei-sistants et des poussées de sueur ; depuis lors, il est essoufflé facilement,
5 mai. — On constate des signes d’infiltration tuberculeuse, au sommet gauche et de ramollisement au sommet droit. — A la base droite, submatité, prononcée surtout dans la ligne axillaire. — Le murmure vésiculaire est obscur à la base, mais dans la gouttière vertébrale on l’entend avec ses caractères normaux. T. supérieure à 38.
7 — Les signes sont encore à peu près les mêmes, ventouses scarifiées, cataplasme T, entre 38 et 39.
8. — Urine, 1100 gr. D., 1023, — Injection de 2 centigr. de pilocarpine ; sudation très marquée. T. V. 38“5.
9. — Urine, 975, moins que la veille. D,, 1023 Ventouses scarifiées.
10. — Les signes de pleurésie augmentent ; matité occupe la moitié inférieure du thorax, submatité dans la gouttière vertébrale ; les vibrations sont notablement diminuées ; absence de murmure vésiculaire à la base, dans la ligne axillaire, ampliation moindre du thorax à droite qu’à gauche. T. M. 38. T. V. 39°6. Urine, 800 gr, D., 1023. Injection de 2 centigr.