‹ La pire casséeChapitre 7 sur 16 · ET SUIVIE DE PLUSIEURS PIÈCES SUPPLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

ET SUIVIE DE PLUSIEURS PIÈCES SUPPLÉMENTAIRES

Ornée d'un Frontispice et d'une Vue de l'ancien couvent de Saint-Louis , gravés à l'eau-forte.

Rouen, J. Lemonnyer, 1878, un beau volume in-8, de plus de 200 pages, papier de Hollande, caractères elzéviriens. Tirage à 150 exemplaires numérotés. (Quelques exempl. seulement). 20 fr. »

L'un des 2 5 exemplaires en grand papier vergé de Hollande, tirés dans le format in-4, avec justification spéciale, demi-reliure maroq. rouge du Levant, dos à petits fers, coins, tête dor., non rog. 60 fr. »

— Un second exemplaire en grand papier, superbe reliure d'amateur, avec attributs, riches ornements sur plats et sur le dos, dentelle intérieure, tr. dorée. [Bosquet.) 100 fr. »

Ces deux exemplaires sont les seuls qui nous restent en grand papier.

De tous les procès de possession et de sorcellerie, celui

J. LEMONNYER, LIBKAlKE A ROUEN.

des Religieuses de Saint-Louis de Louviers est à coup sûr l'un des plus intéressants et des plus curieux. S'il n'a pas eu, au point de vue historique, le même retentissement que celui de Loudun.il ne faut peut-être attribuer ce fait qu'à l'arrêt du Parlement de Rouen, qui, pour effacer jusqu'au souvenir de l'inique jugement qu'il avait rendu, ordonna, l'année suivante, la destruction de toutes les pièces se rapportant à cette scandaleuse affaire.

Parmi les documents intéressants qui furent ainsi rigoureusement détruits, il en est un surtout dont la rareté fait aujourd'hui le désespoir des amateurs de curiosités rétrospectives et qui résume à lui seul tous les autres. C'est la Confession de Madeleine Bavent, dont nous offrons aujourd'hui aux amateurs une réimpression textuelle.

Nous ne pouvons entrer ici dans de longs développements sur Madeleine Bavent. Il faudrait reproduire en entier la notice historique que nous lui consacrons dans notre réimpression. Ce que nous pouvons affirmer toutefois, c'est que sa Confession est un document précieux dans lequel on trouve les plus étranges révélations sur les faits scandaleux qui se passaient au couvent de Saint- Louis. Floquet, dans sa remarquable Histoire du Parlement de Normandie lui consacre un long chapitre d'où nous extrayons les lignes suivantes :

« ... Agréable au curé David, Madeleine Bavent n'avait « pas moins su plaire à Mathurin Picard, qui, devenu u directeur, et continuant toutes les infamies établies avant « lui, fit de Madeleine sa complice privilégiée et l'instru- « ment de ses criminels desseins sur le couvent tout entier. « Il faut taire l'impur commerce qui s'était établi entre

l'indigne prêtre et cette folle fille, qu'une violente affection « hystérique livrait en proie à ce satyre; leurs familiarités « coupables, qui, ne gardant aucune mesure, profanaient

chaque jour les lieux saints, l'église, l'autel, l'eucharistie, 'i la pénitence, et qui, aussi téméraires, aussi imprudentes

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