‹ La pisciculture dans les eaux doucesChapitre 25 sur 106 · De Sayé, la Pêche de l'Alose dans la Garonne · texte numérisé non relu

De Sayé, la Pêche de l'Alose dans la Garonne

Fig. 58. — Bouche de la grande Lamproie marine.

(Grandeur naturelle.)

On prétend également que les Lamproies se fixent aux bateaux, surtout à ceux qui, chargés de sel, remontent le lUiône. Longueur, 0"',G0 à 1 mètre.

On trouve dans nos eaux douces une autre espèce.

Fig. 59. — La Lamproie marine.

La Lamproie fluviatile, dont la longueur ne dépasse guère 0™,50, est une petite espèce. La Lamproie de Planer (lig. GO), voisine de la précédente, dont l'état larvaire était connu sous le

Fig. GO. — Lu Lamproie de Planer

nom d'Ammocète. En 1G()G, Baldner, ])écheur strasbourgeois, écrivait : u Depuis le mois d août jusqu'à la fin de décembre on prend très peu de poissons qui voient, mais la Lamproie

LA PISCICULTURE DANS LLS LAUX DOUCES.

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Fig. 61 à 64. — Métamorphoses de la Lamproie de Planer.

A, Portion antérieure de la larve, vue de profil. A', La même partie, vue en dessous.

B, Portion antérieure d'une larve plus âgée, où les yeux commencent à apparaître, B', La même, vue en dessous.

C, Portion antérieure, vue de profil, d'une jeune Lamproie, dont l'appareil dentaire

est encore incomplètement développé,

C, La môme, vue en dessous.

D, Portion antérieure, vue de profil, d'une Lamproie adulte. D', La même, vue en dessous.

aveugle se montre toute l'année ; celles qui voient et celles qui sont aveugles sont d'ailleurs de la même espèce, car les jeunes sont toutes aveugles, etc. (fig. Gl à 64) ». Puis, en 1850, A. Muller prouvale même fait expérimentalement.

En dehors de ces poissons appartenant à notre faune, on a essayé d'introduire dans nos eaux une certaine quantité d'espèces étrangères.

En réalité, ces essais d'acclimation n'ont donné que des résultats à demi satisfaisants, sauf cependant pour une espèce de Salmonide, la Truite arc-en-ciel, qui semble offrir de réels avantages. A mon avis, nos espèces indigènes oITrent des qualités telles, qu'il paraît nécessaire de s'occuper d'elles d'abord pour le repeuplement de nos eaux. Lorsque nous aurons en abondance la Truite ordinaire, le Saumon habitué de nos fleuves, on pourra alors consacrer ces efforts à doter notre faune d'espèces nouvelles. Mais, encore une fois et à l'époque actuelle, sauf une ou deux exceptions, les espèces tant vantées, sans doute parce qu'elles viennent de loin, semblent rester des objets de curiosité et ne présenter au point de vue pratique qu'une utilité tout h fait relative.

Je ne parlerai donc ici que des espèces qui présentent quelques avantages réels, et cela dans certaines circonstances.

Le Saumon de Californie [S. Quitmat),

Voici les caractères de ce poisson tels que les a donnés Richardson, qui semble avoir été le premier à décrire l'espèce ^

Tête pointue et large, représentant le quart environ de la longueur totale du corps; ligne dorsale légèremcnl arquée, caudale profondément échancrée. Le bord antérieur de la dorsale également distant de l'extrémité du museau et de l'insertion de la caudale. Teinte générale du corps d'un gris bleuâtre tournant au vert quelques heures après la mort du poisson; flancs

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