‹ La pitié: poëmeChapitre 23 sur 23 · S) MOI 133 . VERS · texte numérisé non relu

S) MOI 133 . VERS

M.M>ri>.,queDeime

présenl* ici sons des con-

leurs aussi Haiteuses , a

tait ser^I dans l'armée ^e

Condé;etsestaleiiisenm

usique.quelepoaeaTanU

ayec Uni de chaleur , avai

Dt charmé plus d'une fois se

Plusieurs émigrés ont Su employer dans leur eiil les talents que l'éducation leur avait dunnéa ; quelques-no» ont embrassé de» professions mécaniques ; d'antres ont enseigné le dessin et h nlH»'«l<i* i^=*^™™'* "'*'™'" ont apprU aoiétfa,,», .^s ^ïVoctpea de 1. liwér'Wr" et de U tangue fra«ç!;" 1^ Un»»'' î"°^"" ^'r.^* de notre U«éra.ur.\*'«*^^,,<.V'ï^--t-;t^ répandu, en EuTt^. ^ V^ ^ ^ ^*'*' ^

ans : on le ikiU Aitt «migréi , et suKonttuz eceUdisstiqaes. En rentrant deos leur patrie , iU y ont rapp<ni;é es conoaîasiiices qa^ib ont puisées ehez les éti'èagen ; et les langues étrangères , telles que Pitalien , Tanglais et Pallemand , sont a,ujoard^hm beaucoi^ plus répandues chez les Français y à qui on reprochait de ne savoir que leur propre langue.

Les femmes émigrées ont fait connaître aux étrangers nos arts agréables ; elles leur ont donné nos goûts , et les talents qu^ellcs ayaient cuMtéfl fiont dercnUB pour elle» une ressource dans ks inaUkeurs de Texil.

■o) nuM ia5, VBfis i3.

De «OB Htemant d*or nn Caumont rembellic; Bt de ion luxe heureux mea art ■^«nocgiieillit*

M. de Caumont , maréchal-de-camp ^ s'était fait relieur à Londres , et il était devenu un des plus habiles ouvriers dans ce genrç,

«0 PAtiE 127 , VIRS 1.

Telle ienourristajs ma donce rêverie ^ 2j«rii^ue Je denx ï'ranç&is le aott miraculeux M'appread que I* dettia f éatifee inva tVfeux.

Delille , après avoir teiminé cet épisode , apprit que tout ce quHl avait imaginé était arrivé , avec la dififércnce

DU CHANT IV. 2a3

cep«ndait, ^Hlplactki scène duis rAmérifiie méri- 4i«tMle , fittr les rives de rAmnzoïie , et qu'elle s'est passée dans T Amérique septemrionftle.

fin 179S > M. et M»*, de LatouiMlu-Pin pamnireiit 4 v^diapper de Botdeftiut , en iî^&akmr(fs»nt sur nn vais* seaa américain. Us aberdèrent à Boston , avec M. de Chambeau , leur compagnon d'iafortime. Peu de temps après lent arrivée , ils eurent la douleur d'apprendre tous les trois la mort de leur père : M. de Dillon , H. de Latoiir-du*4^in , ex-ministre , et ïiC. de Chantbeau , avaient péri le même jour sur Téchafaud. Cette affreuse nouvelle ne fit que fortifier la résolution qu'ils avaient prise , d'aller vivre loin d'un, pays où ils venaient de perdre tout ce qu^ils avaient de plus clier. H leur restait cinq cem;s louis pour toute ressource } il fallait en déterminer l'emploi , sans délai et sans méprise } il fallait surtout aller chercher , dans la solitude et dans une vie laborieuse , un asile contre les souvenirs trop déchirants de la révolution française. Leur parti fut bientôt pris , et le plan fut exécuté avec auunt de courage que d'intelligence. Qu'on se figure deux jeunes époux , qui avaient vécu à la cour , comblés des dons de la nature et de la fortune , élevés dans la magnificence dn luxe , instruits dans tous les arts agréables , et tout^-covip •tombés dans une situation oà tont ce qu'ils avûent appris leur devenait inv^^ et t^'^ étaient obligés , pour ainsi dire , de j»^-, rtnûCt^*^** ^ ^^^' ^ «rrivèteirt chez un paysan du CQ^^^'^'^^ttr-^w^ > Tecommanài» par le générât fi«|J7^^ ** -An» ««ow Y« VitamA-

aa4 notes'

henr. Us prièrent le fermier de les reveyoîr en pension p pour s^instruire à son école des détails de Texploitation d^une ferme , et de la culture des terres en Américpieb Bs passèrent ainsi six mois chez leur hôte , devenu leur instituteur et leur ami } ils allèrent ensuite s^établir sur les bords de la Delaware , à quelques lieues d'Albani ; là , aidés de deux négresses et d^un nègre esclaves , M. etM*"*. de Latour-du-Pin n^ont plus connu que les devoirs , les occupations et les plaisirs de la vie cham'^ pétre ; il partageaient avec leui'S nègres tous les tra» vaux de la ferme.

M. de Latour-du-Pin labourait lui-même les champs , et abattait les arbres des forêts : tantôt agriculteur, tantôt architecte et maçon , chaque jour il agi'andissait sa chaumière et étendait son domaine : il était parvenu à faire le meilleur cidre delà contrée. M*"', de Latourdu-Pin , qui était la ménagère , portait , au marché d^AIbani , les légumes du jardin et les produits de la basse-cour , qui étaient sous son inspection particulière ; è?le faisait elle-même le pain , et s'occupait de tous les détails du ménage.

G^est dans cette situation qu'ils. ont recula visite de quelques amis d'Europe, qae la révolution avait, connue eux , fait fuir de leur patrie. Ausiiitôt que la France est devenue abordable pour les malheureux qtii avaient été proscrits , les parents et les amis de M. et M<^«. de Latour-du-Pin , ainsi que la ville qu'ils avaient habitée , se sont réunis pour les engager à y revenir ^ ce n'est pa»

qui let.aTHtacbpt^a.

.m.gl.lr

DU CHAST IV. 235

it adpurjs de la nonrelle lOcUté

S. A. B. MonsieuT , comte d'Artois , s'étiit déclaré le Mécène de notve poite , quelque temps ipris la puBlicUion de sairadaction des Gcoi^ùfues- L'obbaje «Je Saiut-Séverin , en Foiiou , fut on des Inenraits du prince dont le poète reconnaissant > pin; d'une (ois «chanté les bontés.

.., B.,.J.,. V ..ol'",...„i..li««"^,-

ïa6 NOTES DU CHANT IV.

Delîlle f deYenu3 si. prophétiques. Un magol/iîjne exemplaire , imprimé à Paris- des loDg-l emps ,■ r«l|« aux firmes de Russie , et dans lequel ce pa'^sacre n^avait pas été supprimé , malgré la siu \uiilaaco de la | ollce de Buonaparte , fut mis sous les yeux de Tempereur de Russie , deux heures après son entrée à Paris , le 3i mars 1814 > au moment où il venait placer la couroime sur le front de Louis XYIII.

Page 1