‹ La pitié sons la terreurChapitre 49 sur 83 · ACTE II. —SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II. —SCÈNE II

Oubli de tout devoir , au délire poussé ! — De leurs fils au maillot ont paré les poitrines , En guise de hochets , de frêles guillotines , Accoutumant ainsi leurs yeux à peine ouverts , A se faire un jouet des instruments pervers. Ignoble absurdité ! pour un âge aussi tendre Quelle horrible leçon !

TAPEDUR.

Je crois qu'il faut attendre Beaucoup d'un citoyen stylé dès le maillot : Au présent il paîra bravement son écot , Ignorant le passé.

AIGEEBOIS.

Sans respect du bas-àge , Parfois le délateur dresse , excite , encourage L'enfant, jeune limier qu'il exerce au soupçon; Car il faut des suspects , le fer veut sa moisson. Un monstre de dix ans , qu'un soufflet exaspère , Au barbare Fouquier va dénoncer sa mère : Il l'accuse d'avoir, dans des lieux écartés , Prié seule... Bientôt ordre des Comités D'arrêter cette femme ; et, le soir condamnée, La pauvre catholique était guillotinée ,

Et son accusateur, par la voix d'un syndic A reçu, sans pâlir, un éloge public.

TAPEDUR.

Quel gars !

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