‹ La pitié sous la terreurChapitre 16 sur 54 · ACTE II. — SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II. — SCÈNE I

FIËRABHAS.

Rien ne va , rien 1 le peuple est las , les patriotes Avec leui's chefs sont pris dans leurs propres gluaux On nous a défendu de crier les journaux , On ose à peine en faire, et la presse enchaînée...

TAPEDUR.

Veux-tu bien retenir ta langue satanée ! Ici les libertés ont lixé leur séjour , Et toutes les vertus sont à l'ordre du jour : C'est ce qu'aux Jacobins répétait Robespierre Pas plus tard qu'hier soir.

FIERABRAS

Bien ! mais la muselière Ne me va pas: forcé, le jeune rompt tout frein.

TAPEDUR.

Chante au lieu de crier tes feuilles. J'ai du pain Pour toi , si tu le veux , Fierabras ; sois mon aide : Tes bons-mots épicés serviront d'intermède ,

Tu m'accompagneras ; nous ferons des duos A dominer la foule , à ravir ses bravos.

FIERABRAS

Parbleu 1 c'est une idée : en plein vent la boutique ! Gaîment par nos chansons servons la République.

TAPEDUR.

Garde-toi, Fierabras , d'estropier les vers.

FIERABRAS

La prose les vaut bien , et je connais les airs. Répétons une fois , allons 1 de la poitrine !

TAPEDUR (donnant un cahier de chansons à Fierabras).

Tiens, prends ça : commençons, chantons la guillotine.

ACTB 11. — SCÈNE H. ^30

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