‹ La pitié sous la terreurChapitre 5 sur 54 · C. DESMOULINS · texte numérisé non relu

C. DESMOULINS

lis tant de sang versé sans cause, tant de larmes, nt d'atroces douleurs éveillent les alarmes. s soulTrances d'autrui comment ne pas soufîrir? veux barrer le fleuve.

DANTON

Et moi je veux jouir, cette lieure suprême où tous sont incapables dompter des torrents désormais indomptables.

c. DESMOULINS.

ins les dangers publics, insensé qui s'endort I issés libres , les coups passent du faible au fort ; insouciant mutisme enhardit l'arbitraire.

DANTON

trie!... écris!...

c. DESMOULINS.

C'est ma foi : je ne dois pas me taire, lielle âme en sa torpeur , quel esprit dévié

Imposerait silence à l'humaine pitié ?

La pitié î voix d'en haut , mélancolique et tendre , Que le ciel à tout cœur doucement fait entendre , Et qu'on n'étouffe pas sans de secrets transports Qui dans l'être insensible allument le remords.

DANTON

lia pitié I préjugé des cœurs où la mollesse A jamais imprima le sceau de la faiblesse ; Sentiment corrupteur , indigne des Français : Un vrai républicain ne l'éprouve jamais.

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