NUE
signe fâcheux n’est intervenu, on donnera des infusions sucrées par cuillerée à soupe tous les quarts d'heure. :
A la quarante-huitième heure, l'opéré peut boire un bol de café ou de bouillon de légumes, ce geste peut être renouvelé le soir en l'absence de vomissements. Ceux-ci, en général, n’existent pas, et seules parfois, quelques éructations troublent les premières
fl
quarante-huit heures.
Le troisième jour, la période critique est terminée. L’opéré a le teint frais, sa langue est humide. L’oligurie du début est remplacée par une diurèse de 500 à 800 cc., si la préparation a été bonne et l’hydratation per et post-opératoire suffisante, cette oligurie ast d’ailleurs peu marquée. Le pouls est ample, bien frappé, la température qui a pu atteindre 38°5, est aux environs de 37°.
Une alimentation plus substantielle peut être ordonnée sous forme de bouillie ou de purée. Le lait peut également entrer en jeu, mais modérément, car ses albuminoïdes et ses graisses peuvent entraîner des troubles digestifs.
Les essais d'alimentation ‘par l'injection de solutions d'acides aminés sont en cours, mais nous n’en
avons pas encore une pratique suffisante.
Ainsi l'alimentation est reprise progressivement pour être à peu près normale dès le septième jour ; mais il faudra éviter toute surcharge du moignon
gastrique, et pour cela servir des repas fractionnés