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. L’antrotomie est pratiquée le 2 décembre par le Professeur Moure.
Apophyse éburnée à la surface, mais ouverte extérieurement au
niveau de l’antre. On agrandit cet orifice; l'os est très compact, éburné. Vers la partie supérieure, on découvre une surface gris foncé qu'on pense d'abord être la paroï du sinus. Mais, en agrandissant la paroi antrale en arrière, on découvre cette fois le sinus dont la paroi épaissie est entourée de fongosités ; le sang qui s'écoule sort par battements. En curettant la partie inférieure, l'on voit également sourdre du pus par battements; en agrandissant, on tombe sur une cavité fongueuse qui se dirige vers le golfe de la jugulaite. Le sinus ponctionné laisse s'écouler un liquide sanguin qui sort en bavant; ce liquide semble être par moment plutôt séreux. Revenant alors à la partie supérieure, on s'aperçoit que ce qu'on prenait tout d'abord pour le sinus n'est qu'un diverticule cellulaire très étendu, se dirigeant en arrière, parallèlement à la portion horizontale du sinus. Nettoyage, attouchement au chlorure de zinc, drainage et fermeture immédiate. :
Le 10 décembre, la malade fait de l'érysipèle qui ne disparaît que le 19 décembre.
La malade quitte l'hôpital le 6 janvier 1913. Elle est tout à fait bien. Très jolie cicatrice rétroauriculaire à peine visible.