TRAITEMENT
Le traitement ne saurait être que palliatif, en face de cette redoutable affection et consiste surtout à pratiquer la ponction aussi souvent qu’il le faut, et de la façon la plus aseptique, car on sait avec quelle facilité s’infectent les épanchements hémorragiques (1). Malheureusement, cette pratique a le grand inconvénient de devenir une véritable cause d’affaiblissement pour le malade.
En règle générale on ne retirera que 700 ou 800 grammes de liquide, souvent moins, car les accidents que l’on observe après les ponctions abondantes (toux, dyspnée, œdème a vacuo) sont plus fréquents dans la pleurésie hémorragique que dans la pleurésie sérofibrineuse.
On combattra la douleur par les hypnotiques et les analgésiques, la morphine particulièrement en injections
1. Cependant les pleurésies franchement hémorragiques, ne deviennent purulentes, ce qui est fort rare, que si les agents habituels des suppurations se joignent à titre d’infection secondaire à la pleurésie ; dans le cas contraire quel que soit le nombre des ponctions, elles ne tournent pas à la purulence, qu’il s’agisse d’hématome simple, de pleurésie tuberculeuse ou de pleurésie cancéreuse (Dieulafov).
sous-cutanées. On combattra la dyspnée par la ponction, les révulsifs, les inhalations d’oxygène. On diminuera on préviendra, les suppurations bronchiques par l’antisepsie des voies supérieures et les balsamiques* Enfin on soutiendra autant que possible les forces du malade par l'alimentation et les toniques.