Adv. Celsum, t
2. Ceux qui voudront se renseigner plus complètement sur le druidisme n’ont 'qu'à lire l'excellent article publié par Jean Rejnaud dans son Encyclopédie nouvelle. Us y verront des détails précieux sur la ressemblance de l’amome des mages avec le gui des druides, sur l’identité des deux rites, sur le culte des chênes de Mambré institué par Abraham, et sur la conformité des pierres druidiques avec certains monuments des Juifs. Nous n’avons pas dû entrer dans tous ces détails qui nous auraient mené trop loin.
Tti • TÉMOIGNAGES.
le dogme des vies successives, c’est un point encore moins douteux, et à l’abri de toute contestation sérieuse. Ici les témoignages abondent et nous aurons à choisir, car des citations entières dépasseraient les limites de ce chapitre. Nous aurons soin cependant d’indiquer exactement les sources où l’on pourra se renseigner. Quoiqu’il faille se défier des Romains qui n’ont vu dans la religion des Gaulois que son côté mythologique, et surtout de César, qui dans le discours que lui prête Salluste, croit au néant après la mort, il dit des Druides : « Imprimis hoc volunt « persuadere, non interire animas, sed ah aliis post mor- « tem transire ad alios 1. » « Une croyance qu’ils cherchent surtout à établir, c’est que les âmes ne périssent point et qu’après la mort elles passent d’un corps dans un autre. » Pomponius Mêla est encore plus expressif: « Unum « ex his quæ præcipiunt in vulgus effluxit, æternas esse « animas, vitamque altérant ad mânes; itaque cum mortuis h cremant apta viventibus. Olim negotiorum ratio etiam et « exacliocrediti deferebalur ad infcros.» « Il est un de leurs dogmes qu’ils ont laissé transpirer au dehors, c’est que les âmes sont éternelles (remarquez cette expression; Pomponius Mêla ne dit -pas seulement immortelles), et qu’il y a une autre vie chez les Mânes. De là l’usage où sont ces peuples de brûler et d’enterrer avec les morts ce que ceux-ci ont affectionné pendant leur vie2. Delà vient
1. Guerre des Gaules -, liv. VI , ch. xiv. Voyez aussi le chapitre xix ad finern. — Voir aussi César, ouvr. cité, ch. xix.
2. Pomponius Mêla, liv. III, ch. n; voir aussi sur ce dernier point Valère Maxime, lib. Il, ch. vi. — Voici le texte de Valère-Maxime : « Velus ille mos océurrit Galloruin, pecuuias, quæ his apud inferos redderentur, dare solitos quia persuasum habuerunt, animas hominum immortnles- esse. » Et Valère-Maxime ajoute ce. Irait : « Diccrein