‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 94 sur 181 · RÉHABILITATION · texte numérisé non relu

RÉHABILITATION

aucun ennemi. Il faut entendre dans celte destruction du dernier ennemi, non pas que sa substance, œuvre de Dieu, sera anéantie, mais que la disposition rebelle de sa volonté, disposition qui ne procède pas de Dieu, mais de lui-même, cessera entièrement. Il sera donc détruit, non pour qu'il ne soit plus du tout, mais pour qu'il ne soit plus l'Ennemi et la mort. Rien n'est impossible au Tout-Puissant, et nul n'est incorrigible par son auteur ^ »

Il y a donc une différence considérable entre le mythe de Zoroastre et celui d*Origène, relativement à la béatification des puissances du mal. Suivant la tradition de TArie, la conversion s'effectue tout d'un coup, d'une manière pour ainsi dire fatale, au milieu du déluge de feu qui, à la fin des temps, inonde la terre; suivant le théologien d'Alexandrie, ce changement ne s'accomplit au contraire que peu à peu, dans le cours des siècles qui doivent suivre la conflagration, et par un perfectionnement régulier. Il y a évidemment progrès de la première conception à la seconde.

Citons maintenant in extenso un long passage de Jean Reynaud sur notre grand Origène , au sujet des limbes, de Tenfer et du purgatoire :

c II n'y a nul besoin, d'ailleurs, de ces lieux chimériques; il en existe assez d'autres pour nouer solidement la terre à Tunivers. Il faut ajouter, en effet, à ceux dont nous avons premièrement parlé, ceux plus importants encore qui mêlaient les choses présentes de la terre avec les choses futures du monde entier. De même que les premiers venaient de l'univers à nous, ceux-ci vont de nous à l'univers; et les morts sont les points par où ih s'attachent sur nous, comme Tétaient pour les autres les naissances. Il m'a souvent semblé que l'on pouvait se procurer une

l, Serm, 111,

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