‹ La Podopathie Des TranchéesChapitre 18 sur 19 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

Le traitement doit consister à mettre le malade à l’abri du froid humide en le gardant quelques jours à l’infirmerie, à rétablir la circulation normale, à combattre le sphacèle et la douleur, à raffermir les tissus et à les rendre moins vulnérables.

Le massage est indiqué pour rétablir la. circulation ; les frictions sèches ne donnent pas d’aussi bons résultats que celles à la vaseline ou à l'alcool salé à 90°; on arrive à guérir les lésions d’asphyxie en y ajoutant la gymnastique préconisée par le professeur Jacquet. — On place le malade horizontalement sur un lit; le patient élève la jambe en la maintenant lui-même avec ses mains et s'exerce à mouvoir les orteils et le pied le plus rapidement et le plus amplement possible et cela pendant cinq minutes quatre ou cinq fois par jour.

Quand la gangrène est établie, ne pas faire de massage, continuer la gymnastique, appliquer des pansements humides antiseptiques alternant avec des bains de pieds chauds. Cesser dès l’amélioration pour éviter la macération et employer des poudres inertes ou plutôt de l’ectogan qui donne les meilleurs résultats.

Puis, à lapériode de guérison, raffermir la peau à l’aide de bains de pieds légèrement formolés et l’application constante de corps gras.

Si le patient souffre trop, faire une piqûre de morphine, mais un comprimé d’antipyrine suffit presque

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toujours à diminuer la souffrance. La méthode biokinétique du professeur Jacquet, énumérée plus haut, calme également la douleur.

Les cas de sphacèle étant rares, la vitalité des tissus, retrouvée dans presque tous les cas, déconseille Pamputation précoce.

Les accidents tardifs : suppuration prolongée, névrites, sont traités avec succès par l’air chaud. Nous avons vu, chez M, Gaston Prat, à Paris, traiter par l'air chaud sous pression, des malades atteints de névrites qui au bout de trois applications éprouvaient un bien-être physique considérable.

De même les suppurations prolongées guérissaient par l’air chaud sous pression.

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