‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 147 sur 215 · Ta destiu-Je. Lalanne (1857), in-lG, chez P. .Taimet · texte numérisé non relu

Ta destiu-Je. Lalanne (1857), in-lG, chez P. .Taimet

2. Nous reproduisons en entier le l'éilitloii de la Librairie des Bibliopliilts premier livre, qui se trouve iiidiqu'' sur (18 •'2), iu-8", pur Ch. Read. qaelques-unes des listes de textes d'ex- 3. Leji Trayiqiws sont composés de plication jwur la licence es leltics. sept livres : Misères, Princes, Chambre

Les éditions qui établissent le textf. dorée, Feux, Fers, Vengeances et Juge-

du premier livre des Tragiques, et que ment. nom avons consultées, sont : l'édition 4. Arrosés de vinaigre. Réaume et de Caussade (1877), iu-S» 5. LctAl.v, l'hnrsale, I, 185. (Lcrîierre, éditeurj ; l'édition Ludovic 6. Ses frères.

Mes désirs sont desja volez outre la rive

Du Rubicon trouille : que mon reste ^ les suive

Par un chemin tout neuf, car je ne trouve pas

Qu'autre homme l'ait jamais escorché de ses pas.

Pour Mercurcs croisez"^, au lieu de Pyramides,

■l'ai de jovu- le pilier', de nuicl les feux pour guides.

Astres, secourez-moi : ces chemins enlacez

Sont par l'antiquilé des siècles effacez,

Si bien que l'herbe verde en ses sentiers acrcuë

En faict une prairie espaisse, baute et drue.

Là où estoient les feux, des Prophètes plus vieux.

Je tends comme je puis le cordeau de mes yeux;

Puis je cours au matin, de ma jambe arrosée

J'esparpille à costé la première rosée,

i\e laissant après moi trace à mes sxjcccsseurs

Que les reins ions ployez des inutiles fleurs '',

Fleurs qui tombent si tost cj[u'un vrai soleil les touche

Ou que Dieu fcnera'' par le vent de sa bouche.

Invocation.

Tout-puissant, toul-voyant, cjui du liant des hauts cieux Fends les cœurs plus serrez'' par l'esclair de tes yeux. Qui lis tout, et conneus tout ce que tu fis estre; Tout parfaict en ouvrant', tout parfaict en connoistre, De qui l'œil tout courant est tout voyant aussi, De qui le soin sans soin prend de tout le souci, De qui la main forma exemplaires et causes, Qui prévis les etTects dès le naistre des choses; Dieu, qui d'un style vif, comme il te plaist, escris Le secret plus obscur en l'obscur des esprits*^ : Puis cjue de ton amour mon ame est eschaulTee, Jalouze de ton nom", ma {)oictrine embrazee De ton feu pur, repurge aussi de mesmes feux Le vice naturel de mon ca^ur vicieux;

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