‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 21 sur 215 · iloqué. 7. Je me moque · texte numérisé non relu

iloqué. 7. Je me moque

J'ay des cousteaux assez, ne te soucie, De bel os blanc, plus tranchans qu'une sie' : Leur gaine, c'est ma gencive et ma bouche : Bien coupperont la corde, qui te touche De si trespres : car j'y mettray bon ordre-.

Lors Sire Rat va commencer à mordre Ce gros lien : vray est, qu'il y songea'^ Assez longtemps, mais il le vous rongea Souvent, et tant, qu'à la parfin tout rompt, Et le Lyon de s'en aller fut prompt.

Disant en soy : >ul plaisir^ (en etïect) Ne se perd point, quelque part ou soit faict"'.

Voyla le compte en termes rithmassez''.

Il est bien long, mais il est vieil assez, Tesmoing Esope', et plus d'un million.

Or viens me veoir pour faire le Lyon, Et je mettray peine, sens et estude D'estre le Rat, exempt d'ingratitude.

J'entends, si Dieu te donne autant d'affaire Qu'au grand Lyon, ce qu'il ne veuille faire.

(Ejjitres.)

Requeste au Roy, pour avoir esté desrobé. '^

On dict bien vray, la mauvaise fortune Ne vient jamais qu'elle n'en apporte une. Ou deux ou trois avecques elle*^. Sire; Vostre cœur noble en sçauroit bien que dire. Et moy, chetif, qui ne suis roy, ne rien, L'ay esprouvé; et vous compteray bien, Si vous voulez, comment vint la besongne.

J'avois un jour ung vallet de Gascongne'*, Gourmant, ivrongae et asseuré menteur,

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