‹ La poésie de la RenaissanceChapitre 39 sur 215 · Marot avait décrit les horreurs de · texte numérisé non relu

Marot avait décrit les horreurs de

CLÉMENT MAKOT. 37

Leur commandant de laisser choses telles Dont Je te rens grâces très innnortellcs.

Autant comme cnlx. sans cause ciui soit bonne. Me veult de mal l'ignorante Sorbomie :

Bien ignorante elle est d'estre cnnemyc De la trilingne et noble academye ' Qu'as érigée. Il est tout manifeste Que là dedans, contre ton vueil céleste. Est défendu, (ju^on ne vovse- alléguant Hebrieu. ny grec, ny latin élégant :

Disant que c'est langaige d'hereticques'*. O povres gens de sçavoir tous ethiciues ', Bien faictes vray ce proverbe courant.

Science n'a haineux que l'ignorant.

Certes, ô roy, si le profond des cueurs On veult sonder de ces Sorbonicqueurs.

Treuvé sera que de loy ils se deulent '. Comment ''• douloir ■' Mais que grant mal te veulent. Dont" tu as faicl les lettres et les arts Plus reluysans que du temps des Ctesars : Car leurs ahuz veoit on en façon telle. C'est toy, qui as allumé la chandelle Par qui maint œil veoid mainte vérité.

Qui sous épaisse et noire obscurité A faict tant dans*^ ici bas demourance. Et qu'est -il rien plus obscur qu'ignorance? Eulx et leur court en absence et en face Par plusieurs fois m'ont usé de menace : Dont la plus doulce estoit en criminel Mexécuter. Que pleust à l'Eternel, Pour le grant bien du peuple désolé, Que leur dcsyr de mon sang fust saoulé, Et tant d'abuz dont ilz se sont munys Fussent à cler descouverts et punys.

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