‹ La poésie décadente devant la science psychiatriqueChapitre 14 sur 25 · LA FIANCÉE · texte numérisé non relu

LA FIANCÉE

Près de la grange, l'ombre est trop épaisse à cause du

[noyer.

l'ame du poète (au poète qu'elle a suivi.)

Ton cœur en ce moment est dans l'ombre du noyer.

Ton bonheur est comme le soleil qui glisse

sur le perron usé, les paules et les glycines

au bois tordu et dur. Là-bas, sur la haie,

séchaient-les bas légers de la fiancée,

et la vache qui passait les a manges,

parce qu'ils éclairaient le soleil comme l'herbe bleue,

parce que la vache était contente sous le ciel en feu,

parce que tout était bon, parce que tout était doux,

parce que tout était luisant comme le houx,

parce que la vie est comme l'eau qui coule

sur les cressons et les pierres dorées et douces.

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