I. La Loi
On pourrait croire qu'il s'agit là d'une œuvre immense, colossale. Or, le volume dit : En méthode à l'œuvre, remplirait à peine les deux colonnes d'un article de journal. Je sais bien qu'un bon sonnet vaut quelquefois mieux qu'un long poëme. Malheureusement ce n'est pas le cas ici. Je fais grâce aux fecteurs de ce galimatias incohérent d'où il est impossible de dégager une idée. Voici toutefois la dédicace.
i/« René Ghil :
Attestant que ton nom de souffle, ô Épouse à lancer de tes mains de repos mes songes, là instamment est 1 perpétuel d*être mon souffle : Comme porteuse au plus futur d'heur et d'amour et de serment, va vers demain T Œuvre d'espoir.
Voilà qui en dit en effet plus qu'un long poëme
sur l'état psychique de Tauteur. Ajoutez que chaque volume est illustré de son portrait, car il juge indispensable de transmettre sa précieuse image à la postérité. Enfin, au lieu d'être au commencement, la préface est à la fin et devient ainsi une postface. Gela ne manque pas d'originalité, comme vous voyez. Mais cela ressemble terriblement, comme conception et comme disposition, à la Constitution nouvelle transfigurée de Pie X.