CHAPITRE PREMIER
Voici deux ans bientôt dans une étude intitulée : Considérations sur quelques écoles poétiques contemporaines i } je m'étais efforcé d'insister sur les diverses extensions à donner à la forme traditionnelle du vers, au quadruple point de vue de l'hiatus, des rimes, de leur alternance et de la césure dans l'alexandrin. Il ne s'agissait pas là de nouveauté d'aucune sorte, mais d'un simple élargissement à accorder aux règles strictes de la poétique. Cet élargissement ne modifiait en rien la forme de notre alexandrin ; il permettait seulement de lui donner des rimes nouvelles 2 , une souplesse plus accentuée et le moyen de rompre son uniformité, quelquefois par trop monotone, ayons le courage de l'avouer.