‹ La poétique française: le présent et l'avenirChapitre 3 sur 53 · DU RYTHME DANS ^ALEXANDRIN CLASSIQUE · texte numérisé non relu

DU RYTHME DANS ^ALEXANDRIN CLASSIQUE

Demandons-nous tout d'abord ; qu'est-ce que le rythme? On peut justement le définir' le reto

intervalles égaux de temps marqués, OU ;u

rythmique.

Avant l'époque classique l'alexandrin Iran comprenait deux hèn - tout à fait distincts,

une syllabe féminine achevai dernier mot du premier hémistiche était consid comme non avenue à cette place aussi bien qu fin du vers. En conséquence la

Elle s'adoucit beaucoup quand, au

Lemaire, l'auteur du Temple tfk t de

[$j eut décidé que Vè muet du pre >isti

cbe n'était plus toléré qu'au moyçu de religion. Une des conséquences de l'affaiblissement de la

césure fut de diminuer du même coup l'accent tonique de la sixième syllabe et, partant, de laisser à tout accent tonique autre que celui de la sixième syllabe, une force égale ou supérieure à celle de la finale du premier hémistiche. Les législateurs du Parnasse, Malherbe et Boileau ne purent empêcher cette réforme de s'introduire peu à peu dans les œuvres des plus classiques de nos classiques. Il arriva ainsi que, peu à peu, le vers alexandrin à deux hémistiches devint un vers à quatre mesures, en d'autres termes : à quatre éléments rythmiques

« terminés chacun par un accent tonique, le deuxième » et le quatrième fixes sur la sixième et la douzième » syllabe, et les deux autres variables dans l'intérieur » du même hémistiche i ».

Les poèmes du commencement du xvn e siècle en font foi. Or un pareil type de vers n'est point primitif. On n'y est arrivé que par évolution. Et quand Becq de Fouquières prétend que le vers classique se compose uniquement de quatre mesures égales à trois syllabes, il n'a pas remarqué qu'il ne s'agissait là que d'un alexandrin idéal, d'un vers type (pour me servir de l'expression de M. Grammont), duquel on peut rapprocher plus ou moins les vers classiques qui, eux, n'ont pas tous des intervalles égaux remplis par des syllabes en nombre identique.

Dès lors l'immuabilité de la mesure, en dépit de la variation syllabique, entraîne le plus ou moins de

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