‹ La poigne; piece en cinq actesChapitre 80 sur 104 · CRIS · texte numérisé non relu

CRIS

Vivent les soldats! vivent nos frères! vive la classe I

LUCIE

Les soldats s'arrêtent!

PERRAUD, se levant.

Quel maladroit que ce commandant! 11 va falloir que je descende.

On entend des applaudissements.

LUCIE, étonnée.

Les soldais reviennent sur leurs pas.

PERRAUD

Gomment, ils reviennent ! (il va vers la croisée et radouci.) Ils vont se concentrer, ils n'étaient pas en nombre suffisant! S'ils avaient mis seulement les

baïonnettes au bout des fusils 1 (Il sonne. François entre, suivi de Gaillardet et de Meunier.) Je comprends que ce

qui se passe dans la rue est très intéressant. Je voudrais bien tout de même quelqu'un de mon cabinet auprès de moi. M. Gaillardet, allez demander de ma part à M. Santenay, puisque c'est lui, parait-il, qui commande ici, pourquoi les troupes n'ont pas mis baïonnette au canon? (Gaillardet sort, a Meunier.) M. Meunier, mettez-vous, je vous prie, en communication avec le ministère.

MEUNIER, va au téléphone placé sur la table et demande à haute voix la communication.

Allo?... allo?... l'Intérieur.

PERRAUD, à François.

Recommandez aux huissiers et gardiens de fermer toutes les portes et de ne laisser entrer personne : ni délégué de ceci, ni délégué de cela... Personne !

FRANÇOIS

Toutes les grilles sont fermées et il y a des factionnaires aux guichets.

PERRAUD, à Lucie.

Toi, Lucie, laisse-nous. (Elle sort.) C'est à n'y pas croire! Je suis assiégé dans ma préfecture et ils ne mettent pas baïonnette au canon !

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