‹ La poigne; piece en cinq actesChapitre 82 sur 104 · GAILLARDET · texte numérisé non relu

GAILLARDET

Ces messieurs craignaient l'exaspération des manifestants et l'énervement des soldats. Du moment que vous l'ordonnez, ils ont fait mettre baïonnette au canon.

PERRAUD

En voilà une affaire! Quand les soldats leur piqueraient un peu le derrière, ils n'en déguerpiraient que plus vite!

MEUNIER, àPerraud.

M. le ministre vous demande à l'appareil.

Perraud y court.

GRIS, accompagnés de bordées de sifflets sur la place.

Vive la grève! vive Rouveyre! à bas le préfet! vivent les soldats ! vivent nos frères!

PERRAUD, au téléphone.

Oui, monsieur le ministre.

'GAILLARDET, à mi-voix à Meunier.

Les soldats ne pourront jamais avoir raison de cette foule! On devrait recevoir les délégués.

VALIN, entre, voit Perraud à l'appareil et va à GaiHardet et à Meunier.

Je viens dire que la troupe ne peut plus tenir. On a bien dégagé l'entrée de la rue... pour aller plus loin, impossible !

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