CHAPITRE XI
LES PROTESTAHTS.
Révocation de l*édit de Nantes. — Premières marques d’intolérance dans paris. — Colbert, Seignelay, Du Quesne. — Étal antérieur a U révocation. — Intervention funeste de Umvois. — La Reynie est changé de la suite des affaires de religion qu'on lui avait enlevées. — Détestables passions de la multitude. — Troubles fréquents. Conversions par logements de militaires.-» La Reynie s'y oppose d’abord et finit par les subir — Pcllisson cl les conversions à prix d’argent. —Abjurations imprimées.—Protestants récalcitrants à la Bastille. — Lettres a ce sujet.— Ouvriers protestants émigrés.^ Vains efforts de Louvuis pour les faire rentrer en France. — Souscriptions protestantes en faveur de l’Angleterre,— Vauban conseille la tolérance à Louvuis, qui n’ose plus dire la vérité au roi. — Conséquences économiques de la révocation. — Dépeuplement et misere de la France. — Tcntaliv<h% infructueuses de Vauban et de Racine. — Pitoyable état du pays en 1GR6, d’après un mémoire adressé à Louvois. — Rôle de La Reynie dans les persécutions religieuses.
C’est encore pendant radministration de La Reynie que survint un des plus graves incidents du règne de Louis XIV. Tant que vécut Tureune, la question religieuse, traitée avec les uiéuageuients que commandait la raison politique, ne causa au gouvernement que des difficultés d'un ordre secondaire. A la mort du grand capitaine (1675), les mauvaises dispositions du chancelier Le Tellier et de Louvois contre les protestants devinrent plus marquées ; mais Colbert, dont la tolérance s’étendait jusqu'aux juifs en faveur de l’industrie, continua de résister, au nom de cet intérêt
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considérable. « M. Colbert, écrivait un jour madame de Maintenon, ne pense qu’à ses finances, et presque jamais à la religion. » Peu à peu les exigences des catholiques exclusifs, que le chancelier soutenait ouvertement, s’accrurent. .\u mois de septembre 1680, une ' protestante qui demeurait au faubourg Saint-Germain kant tombée malade, des prêtres de Saint-Sulpice pénétrèrent chez elle sans y être appelés. Il s’ensuivit quelques désordres au sujet desquels Colbert demanda des explications à La Reyiiie*. Quoique très-réservée, sa lettre renfermait un blâme réel contre les prêtres qui forçaient ainsi la porte des malades. Une famille industrielle restée célèbre, celle de van Robais, dont le chef avait initié la France à la fabrication des beaux draps de Hollande, était protestante. Tout en désirant sa conversion, Colbert la protégea jusqu’au bout contre les capucins d’.\bbe\ille, qui, suivant ses expressions, la pressaient trop. Le moment vûit pourtant où il céda au torrent, et l’on a, de ses dernières années, beaucoup de lettres par lesquelles il ordonne d’expulser des finances et des fermes tous les religionnaires. De son côté, le marquis de Seignelay, qui dirigeait la marine sous ses ordres, écrivit le 4 juillet 1680 à l’intendant de Brest : « Sa Majesté attendra encore un mois ou deux que les ofliciers de la religion prétendue réformée se mettent en état de profiter de la grâce quelle a bien voulu leur accorder, et elle chassera ceux qui auront persévéré dans leur opiniâtreté’. 1» Une seule exception était faite à l’égard de Du Quesne à cause du besoin qu’on avait de ses services, et combien de fois elle lui fut, sinon reprochée,
< Depping; Corresp. admin.. Il, 567.
* Arch. de la marine. Ordres du roi pour l’année 1680 , folio tCl.
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du moins rappelée! Quand la mort de Colbert, véritable calamité nationale, eut laissé le champ libre à l’influence du vieux Le Tellier et de l’impétueux Louvois, les édits contre les protestants se multiplièrent. Môme avant la révocation de l’édit de Nantes, la persécution avait atteint un degré de violence dont la seule excuse, s’il pouvait y en avoir une, serait dans la complicité de la population, depuis les classes les plus éclairées jusqu’aux plus ignorantes. Un fait digne de remarque, c’est que, d’après le dernier article de l’édit de révocation, les protestants pouvaient, a en attendant qu'il plût à Dieu de leu éclairer comme les autres, demeurer dans le royaume, y continuer leur commerce et jouir de leurs biens, sans pouvoir être troublés ni empêchés, à condition de ne point s’assembler sous prétexte de prière ou de çulte. » Or cet article était en contradiction foruielle avec le plein pouvoir donné précédemment aux intendants d’expulser du royaume tous ceux qui résisteraient à la grâce. Quelques intendants ayant demandé des instructions plus précises, Louvois dissipa tous les scrupules en leur écrivant qu’il ne doutait pas que quelques logements uti peu forts ne détrompassent les religionnaires de leur erreur sur l’édit que M. de Ghâteauneuf (c’était le secrétaire d’État ayant les affaires de religion dans ses attributions) leur avoit dressé. « Sa Majesté, ajoutait Louvois, désire que vous vous expliquiez fort durement contre ceux qui voudront être les derniers à professer une religion qui lui déplaît et dont elle a défendu l’exercice pfir tout son royaume. » Recommandations bien dignes du ministre impitoyable qui, dans le temps même où il était livré aux grands tourbillons de la vie et des pas.sions humaines, écrivait à un
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commandant de province : « Sa Majesté veut qu’on fasse sentir les dernières riguem’s à ceux qui ne voudront pas suivre sa religion, et ceux qui auront la sotte gloire de vouloir rester les derniers doivent être poussés jusqu’à la dernière extrémité. » Était-on a.ssez loin des temps heureux où le jeune roi, suivant de confiance les inspirations de Colbert, invoquait, pour dissuader Charles II d’épouser les rancunes religieuses de son parlement, « la douceur et la considération avec lesquelles les princes catholiques traitoient dans leurs États ceux de leurs sujets qui professoient une autre croyance*! »
La Reynie, on s’en doute bien, fut activement mêlé aux affaires de religion dans Paris. Une intrigue ministérielle les lui avait un moment soustraites, une autre intrigue les lui rendit. Le s|iectacle intime des rivalités et des jalousies qui troublent la sphère des hommes appelés à gouverner sera toujours un curieux sujet d’étude. Quel intérêt ne s’y attache-t-il pas quand ces rivalités se produisent à l’occasion d’un fait tel que la révocation de l’édit de Nantes, qui fut accueilli avec une si aveugle faveur par les multitudes, avec de si justes imprécations par ceux qui en étaient victimes, et qui est resté l’un des événeuients les plus considérables d’un règne à jamais célèbre ! Un contemporain, le marquis de Sourches, grand prévôt de la cour et en position de bien voir, raconte que les affaires de religion étant, vers 168.*J, les seules de quelque importance, chacune des factions du ministère, toujours partagé entre les influences jalouses des familles Colbert et Le Tellier, essayait d’en attirer à
' Bibl. imp.. Mm. F. F., IU,^G6. Recueil de leUresde Louis XIV; lettre du mars I(i(i3.
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soi la direction elle détail. Par sa charge de secrétaire d’État ayant l’Ile-de-France dans ses attributions, le marquis de Seignelay devait connaître de toutes les questions intéressant les protestants de Paris. S’il faut en croire le grand prévôt, La Reynie, dont Colbert avait fait la fortune, s’était mis depuis dans les intérêts de Louvois, et celui-ci l’aurait récompensé en lui faisant donner l’affaire des poisons, qui, de son propre aveu, lui causa les plus grands ennuis. Outré de cette ingratitude, Seignelay résolut de lui ôter les affaires des protestants pour les confier au lieutenant civil Le Camus, son adversaire déclaré, et Louis XIV approuva la substitution. Écoutons maintenant le marquis de Sourches.
« M. de Harlay, dit-il, procureur général du parlement de Paris ennemi mortel de .M. le Camus, ne put souffrir cette préférence. Il tint trouver M. de Louvois, avec lequel il avoit de grandes liaisons, lui représenta le tort que l'on faisoit à M. de La Kcynie parce qu'il étoit attache à ses intérêts, et que -M. de Seignelay triomplioit et mettoit M. Le Camus sur le pinacle. M. de Louvois convint avec lui de faire son possible pour détrôner M. Le Camus, et en meme temps .M. le procureur général alla trouver le roi, et lui insinua adroitement, entre beaucoup d'autres choses, que c'étoit faire un tort signalé à M. de La Hcynie (pie de lui ôter la commission des huguenoLs, qui étoit un véritable fait de police, et qu'assurément il s'en acquitteroit pour le moins aussi bien que M. Le Camus. Comme ils en raisounoieut encore, M. de Louvois, qui avoit donné rendez-vous chez le roi à M. le procureur général, entra dans le cabinet, et, se mêlant dans la conversation, appuya le sentiment de ,M. le procureur général si lortement que le roi, sur-le-champ, lui lit expédier un ordre par lequel il attribuoit la connoissance des affaires des huguenots à M. de La Reynie, avec défense à M. Le Camus de s'en mêler à l'avenir. »
' Il ne lui nuiuiiié pretnier présidcnl qu'en IU8U.
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Le tour était joué. C’est ainsi que, par amourpropre et pour ne pas se laisser amoindrir, La Reynie se trouva chargé des conversions et abjurations dans Paris. Un volumineux recueil ' contenant, avec de nombreux rapports de police, des lettres de Harlay, de Pellisson et de Besmaux, gouverneur delà Bastille, une prodigieuse quantité d’actes de foi, la liste des livres protestants saisis et bien d’autres pièces, prouve la part beaucoup trop grande que La Reynie prit à ce.s malheureuses affaires. Il prouve en outre que, si la passion contre les religionnaires était ardente chez les agents du gouvernement, elle l’était plus encore dans les masses. Le fanatisme qui avait armé leur bras cent ans auparavant subsistait encore, quoique affaibli, et le pouvoir, si violent qu’il fût, était plus modéré que la multitude ; il est vrai (ju’il n’avait pas les mêmes excuses. Un rapport de police du 28 septembre 1682 jette sur ces dispositions de la population parisienne une triste lumière. Le garçon d’un marchand de vin du faubourg Saint-Marcel , professant comme sort patron la religion réformée, avait reçu un coup d’épée mortel dans une rixe. Un vicaire de Saint-Médard l’alla voir et ne put le décider à se confesser. « Le menu peuple, dit le rapport, en ayant eu counoissance, s’assembla en un moment au nombre de sept à huit cents, un peu plus ou moins, et étant devant la maison du blessé, ils firent toutes les violences qu’on se peut imaginer, frappèrent à coups de pierres, bâtons et règles, contre les portes, (ju’ils rompirent à
' Bibl. iinp., M>s. s. F., 7,050. Révocation de C Édit de liantes, ü volumes in-folio. — Ces manuscrits, également désignés sous le nom de • Papiers de la Heyniey» sont exclusivement relatifs aux affaires de religion.
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quelques endroits, cassèrent toutes les \itres, et s’elforeèrent d’entrer dans la maison, s’écriant : «Ce sont des huguenots et parpaillots qu’il faut assommer, même mettre le feu aux portes, s’ils ne nous rendent le blessé « L’arrivée d’un commissaire mit la populace en fuite. Quant au malade, il persista dans son refus et mourut le lendemain. Les scènes de ce genre se renouvelaient souvent. Le 24 juin 169.’), le fds d’un nouveau converti en apparence voyait passer une procession, le chapeau sous le bras, mais debout. Sur le refus de se mettre à genoux, il fut insulté et rentra chez lui. La maison allait être forcée et brûlée quand l’arrivée d’un commissaire, appuyé d’agents déterminés, dissipa l’attroupement. Une autre lettre de La Reynie à M. de Harlay portait que le peuple continuait d’insulter les nouveaux catholûpies et que beaucoup de gens avaient la tête troublée par l’excès du vin et de l’eau-de-vie. « Les fourbisseurs, ajoutait-il, ont marché par les rues avec des enseignes et l’épée nue. Le menu peuple du quartier Montmartre et du quartier Scûnt-Denis est sans raison, et ce sera un très-grand bonheur si le reste du jour se passe sans désordre. J’ai fait avertir les brigades qui sont établies pour la sûreté des grands chemins de se trouver chacune en un lieu marqué, hors des faubourgs, où l’on pourroit les trouver en cas de besoin. Les cavaliers du guet sont pareillement avertis, et j’ai chargé les commissaires de demeurer dans leurs quartiers et d’avertir de tout ce qui méritera la moindre attention, et j’aurai aussitôt l’honneur de vous en rendre compte’. » Ne dirait-on pas une scène de la Saint-Barthélemy?
' Bibl. imp. Hss. S. F. 7,050. Révocation de l’édit de Nantes, iv.
* Depping; Corresp. admin., U, «70.
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Les derniers édits n’admettant pas qu’il pût y avoir encore dans le royaume des personnes pratiquant une religion qui, comme le disait le pieux Louvois, dêplaisoit an roi, l’administration appelait nouveaux catholiques non-seulement ceux qu’on supposait n’avoir fait semblant de se convertir que pour échapper à la rigueur des ordonnances, mais encore ceux qui n’avment fait aucun acte de conversion. 11 suffit de lire ces ordonnances pour être édifié sur les procédés que les agents du gouvernement étaient autorisés à mettre en œuvre. 11 fallait avant tout ne rien négliger pour que Louvois conservât la prépondérance dans le conseil. Naturellement les lettres de cachet, les ordres d’exil étaient la monnaie courante des convertisseurs, et l’on en trouve un grand nombre dans les papiers de La Reynie. Le 20 novembre 1685, une conférence avait eu lieu chez le procureur général de Harlay pour étudier les moyens de hâter les conversions. D'après La Reynie, quelques-unes des personnes présentes prétendirent qu’on ne parviendrait à rien, « si l’on ne faisoit entrer des troupes dans Paris. » C’était, on le voit, le germe des dragonnades. Moins absolu sur ce point, La Reynie dit qu’il lui paraissait suffisant de prévenir les protestants qu’on ferait élever leurs enfants par des catholiques, qu’une punition exemplaire frapperait ceux qui essayeraient de passer à l’étranger, que la maîtrise serait retirée aux artisans protestants déjà reçus maîtres, et qu’elle serait conférée sans frais aux nouveaux convertis. 11 proposait encore de réunir chez lui les convertis, par cinquante ou soixante, avec un pareil nombre de protestants déjà ébranlés, dans l’espoir de les entraîner par l’exemple. 11 croyait en outre nécessaire de faire distribuer quelques aumônes au
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nom du roi à ceux qui étaient dans le besoin. Suivant lui (et son opinion était relativement très-modérée) , ceten.semble de mesures rendrait inutile la coopération des soldats
Ces conseils furent entendus, du moins en ce qui concernait Paris, et le spectacle des conversions par logements paraît avoir été, sauf pourtant quelques exceptions*, épargné à la capitale. Par contre, celles à prix d’argent, dont le gouverneuient se contentait pour le moment, espérant que le temps ferait le reste, abondèrent, et il en existe bien des preuves authentiques. Un ancien protestant, jadis très-compromis à la cour pour son dévouement à Fouquet, mais depuis rentré en grâce et très-bien auprès de Louis XIV, dont il était devenu le rédacteur intime, Pellisson, avait été chargé de la distrilmtion des aumônes royales à ceux qui feraient acte de foi catholique. On doit à La Reynie la conservation dé beaucoup de ces actes de foi. Les uns sont très-développés, et c’étaient ceux qu’on exigeait sans doute des protestants relaps ; les autres, non moins catégoriques et positifs, mais très-concis, imprimés d’ailleurs comme les premiers, de telle sorte que les nouveaux convertis n’avaient qu’à signer, sont ainsi conçus : « Je crois de ferme foi tout ce que l’Église catholique, apostolique et romaine professe. Je rejette sincèrement toutes les hérésies et opinions erronées que la même Église a condamnées et rejetées.
* Bibl* imp. Mm. S. F. 7,0S0, I.
’ Ainsi « le 27 di'rcotnbrc 1685, un mois après cette conférence, La Reynie lui-ménic écrivit à de Harlay : c Vous avez sans doute beaucoup entrepris de faire mettre garnison dans la maison du tapissier; mais jVspère que dimanche je vous demanderai la permission d’en mettre en quelque autre maison où elle pourra aussi produire un bon effet. • (Depping; Corrtsp. admin.^ II, 358.)
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.\insi Dieu soit à mon aide et ses saints É\ angiles, sur lesquels je jure de vivre et de mourir dans la profession de cette même foi ' ! » Les rôles indiquant par quai tier le nombre des personnes qui se convertissaient et des sommes qui leur étaient allouées ont égaleuient été conservés*. Quand, au contraire, un protestant refusait de se convertir, une lettre de cachet l’envoyait à la Bastille ou au For-1’ Évêque. Les plus heureux, ceux qu’un protecteur puissant prenait sous son patronage, en étaient quittes pour un ordre d’exil *.
Du caractère qu’on lui connaît, La Reynie devait incliner vers le système le moins violent. Sa correspondance prouve que l’argent exerça une grande influence dans les conversions de Paris ; mais ce moyen, outre le défaut de sincérité des conversions, donnait lieu à de nombreux abus qui reviennent sans cesse dans les lettres de Pellisson. u Étant chargé, écrivait-il le 7 septembre 1685 à La Reynie, de payer à d’Esquilat une pension qu’il a obtenue le lendemain de sa conversion, il ne me paroît pas juste qu’il tire des deux côtés, à moins que ce soit l’intention du Maître. Il y a encore d'autres personnes que je crois être dans le même cas... Vous savez que plusieurs nous trompent; vous en avez eu des exemples... » Et le lendemain : « Le sieur Cotillon et le sieur Piton, lapidaire, et quantité d’autres du bas peuple, prennent de tous côtés, de moi, du père Lachaise, de votre com-
* Bibl. imp. M». S. F. 7,050, I.
> Ibid.
‘ Vuici un do ces ordres, dont la fomiule était généralement la même : « De par le roi, il est ordonne au nommé Conrart de se retirer incessamment en la ville de Lisieux, et d’y demeurer jusqu’à nouvel ordre, à peine de désobéissance. Fait à Versailles, le ss> jour de novembre 1685. Losis. s