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Discours de Rouen^ 13 octobre

— Il n'y a pas plus de justice sous la République que 150US TEmpire !

Le seul avantage qu'on ait conquis, c'est d'avoir le droit de se plaindre, dans un journal et auprès du Conseil municipal; cela ne guérit pas, mais cela soulage.

Seulement, il faut se garder de déplacer les responsabilités.

M. Goblet, éprouvant le besoin de dégager la responsabilité du Préfet, pour la faire peser sur quelques malheureux agents, terminait en disant :

Je connais assez la fermeté de M. le Préfet de police pour avoir'i'assufance qu'il saura faire les exemples nécessaires et ramener à l'observation de leurs devoirs les agents qui seraient portés à s'en écartera

Le public, aussi, rend les agents inférieurs responsables des abus dont il est victime.

Or, l'agent de police n'a que les mœurs que lui donnent «es chefs.

L'inspecteur, le gardien de la paix, le sous- brigadier, le brigadier, l'officier de paix, le commissaire de police même, sont de simples échos- du Préfet. Le Préfet de police dit:

— Arrêtez sans crainte !

Le commissaire de police répète :

— Arrêtez ferme !

L'officier de paix reprend :

— Arrêtez en masse !

Le brigadier s'écrie :

— Faut du nombre.

Le sous-brigadier mugit :

— Empoignez dur, ou gare dessous I

Le malheureux gardien, sur qui se porte cette formidable poussée, empoigne dur : le sous-brigadier garde.

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