XV AVANT-PROPOS
rentrer en faveur ? Nous l'ignorons. Mais nous n'hésitons pas à prédire cette future renaissance, qui nous semble commandée par la force des choses; nous ajouterons même que nos études personnelles nous permettent d'annoncer qu'elle pourrait bien apporter à la France contemporaine des solutions et des progrès après lesquels nous courons vainement depuis la Révolution.
Quoi qu'il en soit, à titre de preuve et comme les regrets que nous venons d'exprimer au sujet de la rupture opérée en 1789 entre le passé et l'avenir pourraient être jugés sans fondement, nous avons entrepris, dans les pages qui vont suivre, de faire voir, au moyen d'un exemple, combien d'écoles, de pertes, de déboires, nous auraient été épargnés durant ce siècle, si nous étions restés fidèles à cerlaines de nos traditions; et, pour cet exemple, nous avons choisi une question toute spéciale, de date relativement très récente, vu qu'elle ne remonte guère qu’à 1881, et sur laquelle les partis discutent avec la plus vive acrimonie, sans arriver à s'entendre ; nous voulons parler de la politique coloniale et des moyens à employer pour étendre notre colonisation.
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