‹ La politique coloniale sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 34 sur 126 · LOUIS XIII PROCÉDA TOUT AUTREMENT QUE NOUS · texte numérisé non relu

LOUIS XIII PROCÉDA TOUT AUTREMENT QUE NOUS

ne consacrer à l'affaire aucun denier de l'État ni la moindre parcelle de ses forces, et de faire en sorte que les frais d'exploration, de peuplement, d’occupation et d'administration des colonies nouvelles, incombassent exclusivement à la bourse des particuliers.

Est-ce à ce parti pris d'économie qu'il faut faire remonter l’idée première de la création de ces compagnies, qui ont été en somme la cheville ouvrière de la politique coloniale de l’ancien régime, compagnies qui devaient être chargées de tout, et derrière lesquelles le roi se contentait de rester pour les encourager, les soutenir ou les pousser? nous lignorons.

Ce dont néanmoins on sera émerveillé dans un instant, ce sera des moyens dont le roi fit usage en cette circonstance, et qui étaient des plus topiques, des plus ingénieux, en même temps que des plus pratiques. Quand on les prend séparément et qu'on en considère toute la portée, il n’y en a pas un, en effet, qui ne fasse le plus grand honneur à son inventeur,

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ire so Comme il y avait encore beaucoup de terres à découvrir, le roi re arrêta comme ligne de conduite que ceux qui feraient des <? découvertes en auraient la concession, — IT s'épargnait ainsi À \ une dépense relativement importante, — Mais, comme en dre : dehors des frais de recherches et de découverte, il y avait à ” | mettre les pays en état de défense et en exploitation, ce qui demandait beaucoup d'argent, il s'arrangea pour que les ca-

10- 1 pitaux fussent fournis par les particuliers, un on es, Voici effectivement comment procéda Louis XIE. lus ; En premier lieu, pour simplifier et comme il falon lait mettre de l’ordre dans l’œuvre qu'il s'agissait en d'accomplir, une sorte de division fut arrêtée dans les n- conseils du roi, entre toutes les terres du nouveau

monde, c’est-à-dire des Indes occidentales, qu'on

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nourrissait le projet de découvrir, d'annexer à la Cou-

ronne et de coloniser.

D'un côté fut d'abord rangé le continent proprement dit, que l’on connaissait en gros, — nous par-

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