‹ La politique coloniale sous l'ancien régime [microforme]Chapitre 38 sur 126 · POUR FAIRE RECHERCHER LES TERRES NOUVELLES · texte numérisé non relu

POUR FAIRE RECHERCHER LES TERRES NOUVELLES

davantage pour qu'en quelques années, il se créât à Dieppe, au Havre, en un mot dans nos petits ports de Normandie et de Bretagne, toute une flottille de « découvreurs » volontaires. L'assurance d'avoir pour eux les îles qu'ils rencontreraient avait ouvert des horizons sans fin à nos pêcheurs du littoral,

C'était déjà là un premier point résolu.

Cependant, sans chercher à diminuer la valeur du concours que les marins pouvaient apporter en cette circonstance, d'autant plus que, pour se lancer ainsi sur mer, ils avaient besoin d'une énergie peu commune et d'une audace à toute épreuve; car les vaisseaux espagnols qu'ils risquaient de trouver sur leur chemin n'auraient pas été tendres, — une réflexion n'en vient pas moins à l'esprit, c'est que, si ces marins avaient été abandonnés à eux-mêmes et à leurs seules forces, leurs découvertes et toutes leurs prises de possession n'auraient jamais pu servir qu'à l'avancement de la science géographique.

I saute effectivement aux veux que le fait de découvrir une terre et celui d'en prendre possession constituaient alors deux choses absolument secondaires, puisque l'Espagne se refusait à nous reconnaitre a souveraineté des contrées où nous pouvions aborder, et qu’elle nous disputait même hautement le droit de nous y établir?

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