‹ La Politique d'émigration de l'ItalieChapitre 14 sur 113 · ARE PP OP PE · texte numérisé non relu

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En Tunisie, où, dès 1850, se trouvaient déjà plus de 7.000 Italiens, leur nombre est encore plus considérable. Les Siciliens ont, en effet, émigré en assez grande proportion vers ce pays, si voisin du leur, et, en 1881, lors de l'occupation du pays par la France, ils y étaient plus nombreux que nos nationaux. En 1921, ils étaient encore 88.000 contre 54.000 Français, sur un total de 156.000 Européens, soit 56,433 %. Cette situation n'était pas encore modifiée en 1926, malgré la naturalisation, automatique et sur leur demande, des 9.000 Maltais qui résidaient en Tunisie. C’est ainsi que M. Morinaud, le distingué député de Constantine, disait à la Chambre des Députés, lors de la discussion du projet de loi sur la naturalisation (J. O., 1re série 31 /3/27, p. 1105) : « N'oublions pas que les Italiens « comptent encore, en Tunisie, 19.000 unités de plus que la « population française. »

En Asie, l’émigration italienne s’est dirigée principalement vers la Syrie. Elle n’y a d’ailleurs qu’une importance extrèmement faible. C’est ainsi que, d’après le Bulletin du Ministère des Affaires Etrangères italien (4), de mars 1928, le nombre des

{1} Y compris 22.340 Tunisiens et Marocains.

(2) y compris 17.022 Tunisiens et Marocains.

(3) y compris 26.266 Tunisiens et Marocains.

(4) Qui a remplacé le « Bollettino della Emigrazione ».

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Italiens résidant à Alep n’était que de 340, et à Alexandrette

de 30, en majeure partie commerçants.

En Europe, au contraire, l’'émigration italienne est considérable. Très importante déjà, avant la guerre, et en croissance continuelle, elle dépasse actuellement l'émigration transocéa-

nique.

Emigration Italienne vers la France

Nombre d’immigrants

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