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La politique de demain

Tl est bien difficile cï inscrire en tête de ces pages une préface qui ne se rencontre pas avec les opinions autorisées que tant dlwmmes ont énoncées et qui se trouvent rassemblées dans ce volume.

Mais je veux, avant tout, féliciter M. A n dré Gayot d'avoir fourni cette forme à son étude. Trop souvent f écrivain solitaire est amené, en contemplant F avenir, à devenir le tributaire de ses préjugés, de ses opinions, de ses rêves.

Or, lequel, parmi nous, peut se flatter, a travers cette catastrophe inouïe, et quand tant de ruines morales et matérielles obscurcissent la vision la plus aiguë, de fixer le programme de demain ?

VIll PREFACE i

En taisant appel à des hommes — dont \ chacun, pendant sa vie, a poursuivi son \ sillon, qu accompagne F expérience, qui sont \ de différente origine et même de formation \ desprit contraire, — celui qui recueille \ ces vues dote les lecteurs du volume d'une \ magnifique Enquête dont la précision et •] r ampjleur forment le double profit. \

Je ne saurais me prononcer sur tant de ] vues précieuses ni les juger. ]

Mais la plupart d'entre elles offrent à la j méditation un utile sujet, La pensée générale, { qui domine parmi tous les interlocuteurs de \ M. André Gayot, c est la nécessité de F union. -\

Aucun, certes, ne peut penser que les \ controverses, indispensables au progrès, ] ■n interviendront pas^ mais si le divorce [ des esprits apparaît, il se peut, il se doit ; produire, sans altérer F union des âmes et ] des consciences. ■]

Et vers quel but devons-nous tendre par ] bien des chemins pour la gloire et le profit \ de la nation ?

La République indestructible et victorieuse

tRÉFAGE IX

par rélan et le courage de tous les entants de la patrie est assise sur les lois fondamentales quelle a, dans Tordre politique et social, fait voter.

Il ne peut s agir de les atteindre: outre que F entreprise serait injuste, elle serait périlleuse, car elle ne se tenterait pas sans que ce pars fût jeté dans les divisions intes^ tines que nous ne voulons plus revoir.

C'est à une œuvre de rénovation économique et sociale que nous devons adhérer.

Rien ne manque en France parmi les forces morales et intellectuelles.

Ce c[ui nous manque, c'est la méthode, et, taute de méthode, nous n'avons pas su exactement gérer notre patrimoine économique.

Une centralisation outrancière, fille de la Révolution et du ' Premier Empire, qui, à cette époque, était légitime parce que les moyens de communication manquaient, continue à sévir. Elle pèse sur f activité du pays et elle menace de nous frapper d'une congestion tandis que les provinces lointaines risquent de mourir danémie. Seul un ré-

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