‹ La Politique Ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869Chapitre 3 sur 150 · SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE

Sources manuscrites

Les Archives Nationales, et les Archives du ministère des Affaires Étrangères m'ont fourni presque tous les documents inédits que j'ai utilisés. J'ai de plus trouvé quelques documents importants dans les papiers de Baroche, conservés à la bibliothèque Thiers. Je n’ai pas étudié les autres archives de Paris (1), où j'aurais sans doute trouvé peu de renseignements utiles, ni les archives des départements, dont le dépouillement aurait indéfiniment prolongé mes recherches. Je n’ai pas eu accès aux archives ecclésiastiques (2), et je n'ai utilisé que de très rares documents privés (3).

Mais les archives du ministère des Affaires Étrangères, et surtout les Archives Nationales m'ont fourni une documentation extrêmement abondante, et presque entièrement nouvelle. Elle permet de bien connaître le rôle joué par l’Église catholique dans la politique intérieure du Second Empire. Sur les relations du gouvernement avec le Saint-Siège et l’épiscopat, sur les dispositions du personnel dirigeant, sur l’action des diverses administrations, sur la vie politique locale, les renseignements sont abondants, précis et directs. Sur la vie interne de l’Église, et notamment sur les rapports du Saint-Siège avec le clergé français, les renseignements sont nombreux, mais généralement indirects ; les livres publiés d’après les documents ecclésiastiques sont ici très utiles. Enfin les documents d'archives ne donnent que peu de renseignements sur le rôle personnel de l’empereur, sur ses rapports avec ses ministres et ses autres conseillers. Il est

(1) Sauf celles de la Préfecture de police, où je n'ai rien trouvé, et un fonds d'archives du ministère de la Justice, qui a depuis été versé aux Archives Nationales,

(2) Les archives du Vatican ne sont pas encore, pour cette période, ouvertes aux chercheurs.

(3) Je me suis enquis du sort des papiers des trois ministres des Cultes dont j'étudiais l'administration. J'ai trouvé ceux de Baroche à la bibliothèque Thiers. Je sais par l’obligeance de M. Raphaël que ceux de Fortoul ne contiennent pas de renseignements sur la politique ecclésiastique du Second Empire, Enfin M. Rouland a bien voulu me faire savoir que son grand-père avait brûlé ses papiers en 1871.

donc souvent difficile de savoir dans quelle mesure la politique suivie par le gouvernement impérial a été celle des ministres qui l'ont appliquée, du gouvernement tout entier, ou de Napoléon III.

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