‹ La Politique Orientale de NapoléonChapitre 166 sur 201 · Vandal, I · texte numérisé non relu

Vandal, I

retournerait vers l’Europe orientale avec tous ses moyens, et même avec toute la ligne des côtes d’Espagne, fort précieuse pour l’achèvement de ses desseins sur la Méditerranée.

11 avait été à Erfurt extrêmement habile, plus habile que le tsar ; celui-ci se faisait reconnaître la Moldavie et la Valachie ; mais il lui fallait les conquérir encore par les armes, et ce devait être l’objet d’une longue et inutile guerre contre la Porte. Mais aussi d’autres obstacles surgirent devant Napoléon, de toutes parts, et lui barrèrent l’avenir. Il vainquit les Espagnols ; il ne les soumit pas ; il poursuivit les Anglais ; il ne les chassa pas du Portugal. Il dut revenir précipitamment à Paris, courir sur le Danube, réprimer les « mille N endées » de l’Allemagne, lutter contre l’Autriche, ditlicilcment, tenu en échec par l’archiduc Charles pendant plusieurs semaines, furieux de l’inactivité de ses alliés les Russes. Il fut entraîné lui-même dans un tourbillon d’événements ; il ne régla pas à son gré, comme en 1806, la marche des destinées.

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