‹ La Politique religieuseChapitre 28 sur 92 · PREFACE XLIII · texte numérisé non relu

PREFACE XLIII

lion, puisqu'elle était sensible dès les premières manifestations de l'esprit politique de la Réforme. Elle a été claire en 1789. L'éphémère rapprochement de 1848 ne peut faire illusion : ces accords, plus instables encore qu'ils n'étaient apparents, étaient ménagés par l'interposition d'un élément alors nouveau, le libéralisme, que professaient beaucoup de catholiques, mais dont le fondement judéo-protestant ne fait plus de doute aujourd'hui. Le libéralisme étant éliminé en droit du catholicisme contemporain depuis le Syllâbus et le Concile du Vatican, l'anarchisme républicain ne peut même plus se tromper quant aux jugements essentiels que porte sur lui l'esprit catholique. Il ne peut plus que feindre de se laisser tromper en cas de besoin K

1. Au Xe Cong'è" de la Jeunesse laïque qui s'est tenu à Moulins, les 1", 2, 3 el 4 août 1912, M. Emile Segui a clil dans son rapport (Annales de la Jeunesse laïque, d'août 1912. n° 123 de la collection) :

« Non seulement l'Église a encore beaucoup d'influence chez nous, mais l'éducation romaine, tant de fois séculaire, a façonné les cerveaux français de telle sorte que les principes républicains ont tout l'air d'hôtes de passage. Il ne manque point chez nous d'opinions républicaines, mais les tempéraments républicains sont rares. 77 faut les chercher surtout dans la minorité protestante ou juive. Les protestants, par exemple — j'entends les protestants français, héritiers du calvinisme — sont républicains d'instinct et d'éducation : le libre examen et l'égalité sont à la base de leur organisation religieuse, toute démocratique. // n'en rvl pas de même chez les catholiques, habitués à la servitude

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