QUATRIÈME ÉPOQUE
U décadence de la Pologne embrasse une époque de 20* ans. On rit alors l'anarchie aristocratique se développer et renaître sous diiTcreiiUs formes, mais soixante ans de victoires et d'illustrations militaires coutTaicut cette anarchie. Après cette période de gloire à l'extérieur, viurent les .soixante années suivantes qui Cbranlcrcut les fondements de la république, rendant la troisième période qui dura quatre-vingts au* la Pologne fut frappe* d inertie ; l'intolérance religieuse s exerça sans contrôle et t'ai -ïm ocra tic se surpaya en anus tic pouvoir I.a pttite noblesse voulut réparer le nul ; la suppression univers, Hc des Jésuites vint à propos, mats les conjura lions du dehors et les trahisons à l'intérieur hâtèrent la chute Politique de l'f.tat.
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appelé à seconder la noblesse, qui pourtant se disait démocrate !
INTEIUiÈGNE (1586-1587).
Le roi Etienne Baiory mourut le 12 décembre, au moment où la noblesse, réunie en diétines, choisissait ses mandataires pour la diète qui devait s'ouvrir à la fin de décembre 1586, et dans laquelle le roi devait soumettre plusieurs questions importantes; il fallut donc se préparer à de nouvelles élections. Le 26, la noblesse de la Petite-Pologne proclame l'ouverture des tribunaux du froc. De son côté, leprimat Stanislas Karnkowski annonce que le sénat doit se réunir à Warsovie pour le 1« février 1587. Le 7 mars, la diète de convocation signe une confédération, et la journée du 50 juin est destinée pour l'ouverture de la diète d'élection.
Les affaires des Zborowski, dont la baine et les intrigues jouaient un si grand rôle sous les règnes de Henri et d'Etienne, étouffées momentanément par ce dernier, éclatèrent avec violence pendant l'interrègne. Le parti des Zborowski arriva sur le champ d'élection avec dix mille hommes armés, tous ennemis de Jean Zamoyski; le primat Karnkowski se joignit aux Zborowski.
Pour opposer la force à la force, Zamoyski arma aussi son monde; sa troupe était peu nombreuse, mais elle était composée d'hommes éprouvés et parfaitement disciplinés. Zamoyski se retrancha près de Powonzki, au nord-ouest de Warsovie. Zborowski désirait en venir aux mains avec son antagoniste; mais le primat, le sénat et plusieurs citoyens déjouèrent ces projets en décrétant que personne ne devait se présenter sur le champ d'élection à main armée. Ces collisions durèrent pendant cinq semaines; mais enfin on procéda à l'élection du chef de l'Etat. Celte fois, le nombre des candidats était moins grand qu'aux deux interrègnes précédents. Ces candidats étaient :