‹ La pomme au Canada [microforme]Chapitre 7 sur 87 · PPS OL EC PS EU · texte numérisé non relu

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Pommiers et fruits récoltés au Canada, en 1910.

En | Non en rapport | rapport Boisseaux

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Nouvelle- Ecosse Québec

as développée

: | Fe du sol et du climat de cette province ne donnaient à espérer. C'est sans doute à cause

de l'état encore Peu satisfaisant des moyens de trans ort entre l'Ile et le continent et avec les marchés de Grande-Bretagne et Europe. La pomme vient très bien dans cette province. Elle se conserve aussi longtemps, plus longtemps même que dans toutes les autres parties du Canada, grâce à l'automne relativement frais, causant une lente maturation. Le sol d’une très grande partie de la province est très propre à la culture de ce fruit. L'emploi

vement restreint, pour les raisons que nous venons de mentionner. Il se cultive des pommiers sur l’Ile du Prince-Edouard depuis l’année où les premiers colons anglais se sont établis sur l'Ile, c’est-à-dire depuis 1763.

prennent quelques-unes des pommes du plus bel aspect et .e la meilleure apte cette province pourrait produire une très grande quantité de fruits e tout premier choix. La terre y est relativement bon marché, ce qui devrait encourager beaucoup de gens à planter des vergers; les moyens de

roducteurs

1 ndustrie s’est développée lentement, cependant, jusqu’en ces derniers temps, puis l'intérêt

s’est subitement ranimé et l’on s’est mis à planter des arbres.

Nouvelle-Ecosse—1] n'v a pas de province au Canada, celle de Québec, où la pomme soit cultivée depuis un temps a

Nouvelle-Ecosse. Des pommiers furent évidemment plantés es i

sauf peut-être ussi long qu’en ou semés p

des proportions considérables. La récolte la plus abondante que l'on ait

ais a ds est celle de 1911. Cette année-là, les arboriculteurs de a vallée d’Annapolis et des vallées adjacentes emballèrent et expédièrent 1,734,000 barils de pommes. La récolte totale de la province atteignait un chiffre encore plus élevé.

Les parties de la Nouvelle-Ecosse qui ont été consacrées jusqu'ici à la culture du pommier sont la vallée d'Annapolis et les vallées adjacentes. Elles constituent un district d'environ 100 milles de long sur 6 à 11 milles de large. La partie sud-est de la perse ne compte pas encore beaucoup de pPommiers, mais elle attire de le en plus l’attention, car le climat et le so! conviennent tout spécialement à la culture de la plupart des variétés connues dans la vallée d'Annapolis, et un jour viendra sans doute où cette ee sera renommée pour ses fruits. Dans le nord de la province et au Cap Breton, on cultive avec succès les variétés rustiques.

Québee.—La pomme a sans doute été cultivée aussi tôt que partout ailleurs au Canada, dans cette région qui constitue aujourd'hui la province de Québec. Nous savons qu'il se produisait des pommes dans la province dès 1663, et il est tout probable que des pépins furent plantés par les premiers colons au commencement du dix-septième siècle. L'industrie pomologique ne s'est pas développée aussi rapidement dans Québec que dans d’autres parties du Canada, mais il y a cependant un bon nombre de vergers assez étendus et de nouvellee plantations s'établissent tous les ans. Québx se distingue tout particul. erent par la beauté et la qualité des pc:nmes qu'elle produit. C’est dans cette province que la Fameuse a été créée, diton, et cette variété y vient en perfection. Les chances de développement de l'industrie ne le cèdent en rien à celles des autres provinces.

Il y a, dans les vallées de l'Ottawa et du St-Laurent, dans les cantons de l'Est et ailleurs, des milliers et des miliers d’acres qui peuvent porter des pommiers.

Ontario.—De toutes les provinces canadiennes, c’est l'Ontario qui produit actuellement le plus de pommes, d’après les chiffres du recensement. On pourrait cependent multiplier bien des fois cette quantité sans épuiser les endroits susceptibles de produire les meilleures pommes. Les grands districts de pommes d'hiver sont les suivants: Premièrement, la région qui borde le lac Ontarie sur une distance de trente milles et plus vers l’intérieur: deuxièmement, la région qui borde le lac Huron et la Baie Georgienne sur une profondeur de plusieurs milles, et enfin, la partie sud-ouest de la province. Plus à l'est et plus au nord, et notamment à l'est du district du lac Huron, il y a de grandes superficies où des variétés plus rustiques viennent très bien; on essaie actuellement les espèces les plus rustiques de pommes et de pommettes au-delà du 46e degré de latitude. L'industrie pomologique se développe rapidement dans l'Ontario. Il s’est planté en ces dernières années un grand nombre de nouveaux vergers, et beaucoup de ceux-ci entrert maintenant en rapport. Le développement de la culture commerciale du pommier dans l'Ontario date de cinquante ou soixante ans. Il a été favorisé par la construction des chemins de fer qui ont permis le transport rapide des arbres et des fruits d'un endroit à l'autre, mais il se cultive des pommes dans la province depuis le milieu du dix-huitième siècle.

Colombie-Britannique.—La culture du pommier est encore de date relativement récente en Colombie-Britanni ue, mais le développement commercial de cette culture a été très rapide. Les premiers arbres furent plantés vers 1850, mais ce n’est que lorsque le Pacifique Canadien eut été terminé en 1887, que l’on se init à planter sur une grande échelle, en vue de la vente. D'après le recensement fédéral de 1891, la superficie consacrée à toutes les sortes de fruits est de 6,500 acres. C'est en ces dix dernières années que l’on a planté le plus grand nombre de pommiers. Le climat de la Colombie-Britannique est très varié. Il y a des saisons humides et des saisons sèches sur l'Île de Vancouver. Le climat de la partie basse de la

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terre ferme est relativement humide, tandis sillonnent les hautes régions jouissent d'une ment sèche. L'irrigation est zécessaire, mais pas diversité de climats permet de cultiver avantageusement bien des t pommes, dont la couleur varie d’un ton rat au ton le plus éclatant et le plus attrayant que l’on puisse trouver. La qualité des fruits varie également : certains districts produisent des pommes de bien ue d’autres, quoique la variété soit la même. Le district le plus réputé e

tres vallées, moins connues, mais en tous points égales à ve disirict et peutêtre même supérieures, Les arboriculteurs de la province éprouvent encore des difficultés à vendre leur récolte avanta i

{ ‘ c &eusement, mais on espère que la hausse des droits récemment imposée, s

upprimera ces difficultés.

Manitoba.—La quantité de :4mmes produites jusqu'ici au Manitoba, est relativement fai le, comparée À Ja production des autres provinces, et cependant il s'y est cultivé plus de

y € ; ommes que dans toutes iles autres provinces des prairies canadiennes. ’est parce que cette Province est colonisée depuis plus longtemps que les autres et « est aussi parce que son cli-

mat et son sol paraissent mieux convenir à cette culture que ceux des autres parties des prairies. Nous ne serons définitivement fixés sur ce point que

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Pommier Silvia en fleur, station expérimentale de Lethbridge, Alberta.

Verger de pommiers, station expérimentale de Lethbridge, Alberta.

Pommiers en fleurs, station expérimentale de Lethbridge, Alberta.

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lorsque des mi Fe soigneusement conduites auront été faites en d'autres endroits.

tégés par des arbres, des collines ou même des clôtures. 1 lus ouvert qu'ailleurs, favorise l’aoûtement du bois

en automne, ont donné de meilleurs résultats que d'autres.

tion de variétés mieux appropriées au climat, on peut affirmer que la culture

du nommier au Manitoba deviendra beaucoup plus générale qu'elle ne l’est

Saskatchewan.—Les petites pommes ou pommettes ar feu le docteur Wim. aunders, viennent très bien dans beaucoup de !ocaités de la Saskatchewan ; quelques variétés russes, très rustiques, sont aussi

arrivées à maturité, Ces faits nus donnent l'espoir que l’on fiuira par découvrir d’autres variétés qui réussiront sur une plus grande étendue. Les so boisées du nord de la Saskatchewan, où la protection naturelle est onne et où des changements subits de température au printemps, si désas- ‘reux pour les arbres, ne sont pas aussi fréquents qu'en d’autres endroits, conviendraient peut-être à la culture des pommes les plus rustiques.

(crab apples), créées

/ p du nord au sud rertaines parties sont très sèches et n'ont que peu de neige ‘n hiver. D'autres, au

( de abondantes, C'est dans le sud de l’Aiberta, à la station expérimentale de Lethbridge et à d'autres endroits, que

ommes. C'est sans doute parce que le bois des arbres aoûte bien, grâce À l'automne sec. Cependant

s le voisinage d’Edmonton, où le cli- ] que je sache, l'endroit le plus reculé vers le nord où l’on soit parvenu à obtenir des pommes au Canada est la sous- Station de Fort Vermilion, district de Rivière la Paix, Alberta, latitude 58° 23’, où les pommettes (crab apples), créées par le docteur Saunders sont

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