‹ La pomme; comédie en trois actesChapitre 17 sur 112 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

le plus, c'est évident!... Vous, vous ne lui devez rien, vous ne l'intéressez pas !

JULIETTE

Monsieur, vous avez une âme basse !

Madame, je vous prie de me parler poliment.

JULIETTE

Vous faites preuve de sentiments méprisables.

MAX

Je parle de ceux du directeur de l'hôtel !

JULIETTE

Qui vous dit qu'il n'est pas galant?

MAX

Ce n'est pas une question de galanterie, Madame, c'est une question de bon sens et de logique.

JULIETTE

Voulez vous vous lever, s'il vous plaît?

MAX

Pourquoi ?

JULIETTE

Parce que j'ai besoin de votre chaise, (n se lève,

•Ile pose une robe sur la chaise.) Merci. MAX.

Et, en admettant même qu'il vous donne raison, vous croyez que je m'en irai ?

JULIETTE

J'en suis sûre.

S'il a une autre chambre à me donner, oui. Je suis bien élevé.

JULIETTE, ricanant.

Ah! ah!...

MAX

Oui, Madame, je suis bien élevé. Mais s'il n'a pas d'autre chambre, rien ne me fera bouger d'ici.

JULIETTE

NOUS verrons. (On frappe.) Entrez. (Le maître d'hôtel paraît.) Et alors ?

LE MAITRE D'HÔTEL

Alors, mademoiselle, le directeur n'est pas là.

MAX

Où est-il?

LE MAÎTRE D'iIÔTEL.

Il dine en ville. Je me rappelle, maintenant: C'est ce soir le grand banquet, offert par le syndicat des hôteliers du Havre, pour fêter le premier mois de la Conférence. Il ne rentrera pas avant minuit.

JULIETTE

Charmant! ... Et la femme du directeur?

LE MAÎTRE D'HÔTEL

Elle dort.

Révei!lez-la!

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