ACTE PREMIER
le plus, c'est évident!... Vous, vous ne lui devez rien, vous ne l'intéressez pas !
JULIETTE
Monsieur, vous avez une âme basse !
Madame, je vous prie de me parler poliment.
JULIETTE
Vous faites preuve de sentiments méprisables.
MAX
Je parle de ceux du directeur de l'hôtel !
JULIETTE
Qui vous dit qu'il n'est pas galant?
MAX
Ce n'est pas une question de galanterie, Madame, c'est une question de bon sens et de logique.
JULIETTE
Voulez vous vous lever, s'il vous plaît?
MAX
Pourquoi ?
JULIETTE
Parce que j'ai besoin de votre chaise, (n se lève,
•Ile pose une robe sur la chaise.) Merci. MAX.
Et, en admettant même qu'il vous donne raison, vous croyez que je m'en irai ?
JULIETTE
J'en suis sûre.
S'il a une autre chambre à me donner, oui. Je suis bien élevé.
JULIETTE, ricanant.
Ah! ah!...
MAX
Oui, Madame, je suis bien élevé. Mais s'il n'a pas d'autre chambre, rien ne me fera bouger d'ici.
JULIETTE
NOUS verrons. (On frappe.) Entrez. (Le maître d'hôtel paraît.) Et alors ?
LE MAITRE D'HÔTEL
Alors, mademoiselle, le directeur n'est pas là.
MAX
Où est-il?
LE MAÎTRE D'iIÔTEL.
Il dine en ville. Je me rappelle, maintenant: C'est ce soir le grand banquet, offert par le syndicat des hôteliers du Havre, pour fêter le premier mois de la Conférence. Il ne rentrera pas avant minuit.
JULIETTE
Charmant! ... Et la femme du directeur?
LE MAÎTRE D'HÔTEL
Elle dort.
Révei!lez-la!