‹ La pomme; comédie en trois actesChapitre 48 sur 112 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PASCAUD, lui tend son portefeuille ouvert. > !... (Elle prend un billet de cent francs.) Tu vas à Q?

IRMA

Mais oui, c'est mercredi. C'est le jour de ma piqûre.

PASGAUD.

Toujours ?...

Comment, toujours ?

PASGAUD.

Voilà onze ans que, tous les mercredis, tu te faire une piqûre de cacodylate. Ce n'est pas encore fini ?

IRMA

Mais ça ne sera jamais fini !

PASGAUD.

Tu n'es pas encore guéri*1 ?

IRMA

Je ne suis pas malade. Ce n'est pas pour me î , c'est pour me soutenir.

Il me semble qu'au bout de cinq ou six ans, tu lis pu arrêter ça!... C'est d'ailleurs l'avis du leur de fiournay. Je l'ai rencontré hier...

IRMA, vivement.

1) ijuoi se mêlet-il, celui-là?... Est-ce que je le

PASGAUD.

Ne te fâche pas, ma chérie. Le Docteur de Gournay est un vieil ami. Il est ravi de te voir tous les mercredis, mais il trouve que ce traitement constitue désormais une dépense inutile. Ce n'est pas ton avis. N'en parlons plus, et va à Lyon !... A propos, Templier y part, dans quelques minutes, avec sa voiture. Veux-tu qu'il t'emmène?

IRMA

Tu plaisantes !...

PASGAUD.

Pourquoi ?

IRMA

Moi, ta femme, toute seule sur les routes avec un homme ?... VToyons, Léopold!

PASGAUD.

Templier est notre ami intime!

IRMA

C'est tout de même un homme, et on pourrait jaser!... Non, non, je tiens trop à ta dignité!... Je prendrai le tramway, comme d'habitude !

PASGAUD.

Tu es une perle!... Au fait, qu'est-ce que tu penses du mariage que nous rêvons?

IRMA, réservée.

Il faut voir!...

PASGAUD.

Crois-tu que Max saura apprivoiser notre petite Juliette?

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