QUELS PLANTONS PLANTER
La condition des pommes de terrre au plantage est un facteur très importent pour l'obtention d'une récolte maximum de tubereules. Autant que po sible, il faut empécher les pommes de terre de germer : aussi dans le chapitre sur l'emrmfgasinag® de la récolte discuterons-nous les meilleures méthodes de conservation des pommes de terre. Après le plantage dans le champ lorsque le planton commence à germer, la jeune piante tire d'abord sa nourriture du planton mère. Elle utilise aussi l'humidité contenue dans le planton, et en temps see il est très important pour cette raison à elle seule que lea plantons soient bien chargés d'humidité. Lorsque les pommes de terre germeut dans une cave chaude humide, comme cela arrive souvent, les pousses qui se forment ainsi enlôvent aux tubereules à la fois de la n writure des plantes et de l'humidité. Ces pousses se détachent lorsqu'on manie les pommes de terre, et par suite lorsqr'on tron-
conne les tubereules pour le plantage, ils ne sont plus dans la meilleure condition pour produire une bonne récolte de pommes de terre. Des « xpériences soigneuses #t la siraple observation font voir que les secondes pousses qui apparaissent sont moins vigoureuse que les premières. Afin d'être certain que, lorsqu'on aura tronçonné les plantons, les veux bourgeonneront, une bonne manière de faire est d'étendre les pommes de terre À la lumière quelques-jours avant de les tronconner jusqu'à ce que les yeux bourgeonnent; on les tronconnera alors avec plus d'intelligence, Dans des expériences faites par le département de l'Agriculture pour l'Irlande en 1904, des pommes de terre pour récolte 4 it le plantage comme nous le décrivons dans ce bulletin sous le titre reage des pommes de terre pour primeurs ?”, ont donné 2 tunnnes 13 quintaux, ou 99 boisseaux, de plus par acre. C’est là une forte augmentation de récolte.
Les expériences les plus fréquentes et qui attirent le plus l'attention sont celles qui ont trait à l'espèce de plantons à employer. Doivent-ils être des tubereules entiers, des
t crmées a
pr
pbs hans
ae
troncons à un, deux ou trois yeux, des demi-tubercules, des quarts de tubercules, le bout du talon ou le bout de la couronne, ou quelque autre us nombreuses espèces de plantons qu'on à imaginées ? Ces expériences se continuent depuis cent ans ct probablement depuis bien plus longtemps ; les résultats ont été très contradictoires sous pluieurs rapports, mais à © rtains égards la plupart sont d'accord. Les expériences prouvent que, toutes choses étant égales d’ailleurs, plus les plantons sont gros, plus la récolte est forte ; ainsi, de gros tubereules entiers sont ceux qui produisent le plus ; mais, comme cc 4 lon désire est le rendement le plus élevé de ponmes de terre vendables pour le moindre coût possible, on n'a pas en général tr uvé avantageux de planter de gros tubereules entiers. Plus il naît de pousses du même planton, plus il est probable que la de petits tubereules sera grande ; car la nourriture ut'lisable de la plante
proportion | pendant la période limitée de Ja végétation n’est ordinairement pas suffisante pour faire
eur vendable une bonne qu ntité des tubereules roduits en plus,
parvenir à uue ET
comme ce serait le cas si Pon avait planté de groses pommes de ierre entières. À la rime entale centrale nous avons comm neé des expériences en 18$9, et notis les \ f ans afin de recueillir quelques r nseign ts sur la
ill de plantons à employer. Dans la comp raison de
meilleure espect
wros, Imoyens et petits, nou avons {Pr uvé que Ja récolte était en pro! soeur du planton, Ceci a itefois varié avec différentes variétés, d'une variété à peu d'yeux peut rapporter moins que le tubereul seur d'un autre variété qui a bea icoup d'yeux. Cette différence
fait voir aussi quand les tuberc ules étaien pés en t s d Cgard au nombre d'yeux ; un planton de variété avant px moins qu'un planton de même grandeur d'une autre coup d'yeux. La « nclusion à laqueile nous sommes arrivés
bre d'essais est que l'espèce de planton la plus éeon mique à empl
is yeux et qui a beaucoup de chair. Lorsoue Les ye
qui a environ tr uns des auires, on peut avoir un gros moreeau de chair à ne bourgeonnent pas, et beaucoup de laeun pour caus l'emploi de plantons à un œil seulement ou qui avaient trop peu de chair. [1 devrait y avoir uniformité dans les plantes du champ, et le moyen le plus sûr de
quelqu fois les yet
l'obtenir est de planter des plantons à environ trois veux, bien que l'on obtienne souvent de bons résultats de plantons à deux veux et même à un « il, si l'on a pris les précautions voulues. Si les fanes de pommes de terre sont gelées après leur levée, il y aura une bien meilleure reprise des plantons qui ont plusieurs yeux, car une plus grande proportion des pousses n'aura pas atteint la surface du sol. La récolte provenant du bout de la couronne d'une pomme de terre sera plus hâtive que celle provenant du bout du talon ; mais il y aura ordinairement une plus forte proportion de pommes de terre invenuables. Les deux bouts toute fois doivent être employés dans le plantage pour la récolte principale. IT y a seulement une chose en faveur des plantons à pou d'yeux, savoir que, en général, moins les plantes ont d'yeux, m ins ils produisent de pornmes de terre invendables.
L'habitude à la ferme expérimentale € ntrale est de choisir de bonnes pommes de terre, de grosseur moyenne à grosses, fidèles au type si possible, et de les partager en quatre en les taillant en long et puis en travers. C'est une mauvaise manière de faire que d'employer d'année en année les petites pommes de terre comme plantons. T1 va de soi que plus les tubercules sont développés plus leurs pousses st ront vigoureuses et plus ja récolte sera abondante. M. C. A. Zavitz, expérimentateur du Collège agricole de l'Ontario, à Guelph (Ont.), a fait une intéressante expérience. Pendant huit ans il a planté à côté les uns des autres des tubercules entiers de trois grosseurs—#ros, moyens et petits —en employant chaque année pour plantons les gros tubercules produits par les gros, } ar les moyens, et les petits tubercules produits par les
= mavens produits
k petits. Les résultats moyens des huit années ont ête : tubercules gros €1
seaux ; moyens entiers, 173 boisseaux ; petits entiers vendables, 116 boisseaux ; et très petits non vendables, 99 boisseaux. Ce sont là des résultats très convaincants de l’avantage qu'il ÿ a à employer de bons plantons année après année.
s au plantage.—Beaueoup de cultivateurs tronconnent leurs pamusicurs jours ou peut-être plusieurs sem nes avant le plantage, quand avoir un moment de loin en loin, ou par le mauvais temps quand ils peuvent travailler dehors. M. Zavitz, dans autre expérience qu'il a faite pendant huit an rouvé que les plantons plantés aussitôt après avoir été tronçonnés produi- Î nne 8 boisceaux par acre de plus que s'il les avait gardés quatre à six
mes de terre pl Ï t
ils se trouven ne
planter. A la ferme expérimentale € ntrale, à Ottawa, nous avons trouvé
que de laisser les plantons non couverts dans les sillons pendant un à deux jours dimii idérablement le rendement. Les plantons couverts tout de suite produisaient
issés non couverts un jour, 202 boissoaux 13 livres : non couverts deux jours, 155 boisseaux 4$ livres. On voit que la récolte a été réduite presque de moitié quand on laisse les plantons exposés pendant deux jours dans le champ. La variété était l'Early Rose. Les rendements relatifs dépendent beaucoup du temps qu'il fait pendant que les plantons sont exposés : le premier jour il it soleil et chaud, le second jour avait été nuageux et frais. Nous avons com-
à raison de 208 boisseaux 18 livres par acre ; lais
avait
paré des tubercules tronc mnés un mois à l'avance et € uservés dans la cave aux racines
avee d'autres tronçconnés et recouverts le même jour. Ces derniers, ont produit 308 bois- = : 5 | AE Tévon . cost-à-di ceaux 18 livres par acre ; les premiers 165 boisscaux 15 livres par acre : c’est-à-dire 112 boiscenux 28 livres de moins par acre.
On verra par ce qui précède combien il est import
int que les plantons soient frais, nt souvent tronconner leurs
wés de le faire plusieurs jours
Malheureusement, les eultivateurs, faute d'ouvriers, d
pommes de terre lorsqu'ils en ont le temps. S'ils sont obli à l'avance, il est bon de protéger les tronçons de quelque manière. On a trouvé qu’une couche de plâtre à amendement ou gÿpse Con°erve les plantons et fait augmenter le rendement. D'après des expériences faites à Guelph, des plantons fraîchement tronôt ont produit 16.4 boisceaux de plus par acre. La principale raison de ce gain est probablement qne Ja couche de plâtre empêche l'évaporation de l'humidité du planton, et la jeune plante se trouve avoir ainsi un plus grand approvisionnement d'humidité. Il y a dans le commerce plusieurs machines à tronçonner les pommes de terre, les unes meilleures que les autres,
st à Ja main que l'on fait le mieux ce travail.
connés puis recouverts d'une couche de plâtre et plantés aus
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