ESPACEMENT DES PLANTONS
11 est important de savoir quel est l'espacement des plantons dans les rangs le plus économique, de manière à obtenir les meilleurs ren lements avec la moindre quantité de semence. On peut planter un peu plus serré les variétés à tiges courtes que celle à pousse plus vigoureuse. À la ferme expérimentale centrale nous huit ans pour déterminer la distance Ia plus économique inter les variétés de vigueur moyenne, et le tableau La très forte sécheresse de
avons expérimenté pendant dans les rangs à laquelle il faut pli cuivant fait connaître les résultats moyens de sept années, 190% a empêché la réussite de l'expérience cette saism-là. Dans la plupart des cas les résultats sont la moyenne de deux variétés chaque année, chacune cultivée en un rang
de 33 pieds de longueur.
PLANTONS DE POMMES DE TERRE DIFE ÉREMMENT ESPAC És.
| Rendement moyen par acre, 7 annees,
Déduction faite de
la semence,
Espacement des plantons, tuantité de semence | — l | qu'il faut à l'acre. | Total
boisseaux. | 1b, boiss 1b.
10 pouces 35 8 10 N 2 “ . £ 2 16 521 16 14 m D3 S 3 16 “ Es 22 51 | 301 51 18 19 4s 248 4s
Ce tableau fait voir qu'après déduction du poids des plantons, le ri nudement moyen
net le plus élevé a été donné par les plantons espacés de 14 pouces. Nous recommandons donc de planter la plupart des variétés à intervalles de 12 à 14 pouces. La quantité de plantons employée dans cette expérience peut paraitre excessive à beaucoup de cultivateurs qui tronçonnent à un ou deux yeux ; mais à la ferme expérimentale centrale nous avons trouvé qu'il vaut mieux employer des plantons avec une bonne quantité de chair. D'après notre propre expérience et celle d’autres, le meilleur espacement des rangs est de 30 pouces, où juste assez pour permettre de houer facilement. Là où l'on rechausse les pommes de terre il peut être bon d’espacer les rangs un peu plus.
PLANTAGE,
Comme nous avons diseuté la meilleure manière de préparer convenablement le terrain, ainsi que le bon moment de planter, les plantons qu'il faut préférer, la profondeur où il faut les enterrer et l'espacement à leur donner, il nous reste avant de traiter la question des houages, à dire quelques mots sur le plantage même, Un méthode ordinaire parmi les cultivateurs est de t'acer un sillon, d'y laisser tomber les plantons à la main et de combler le sillon à la charrue ordinaire, Ce n'est pas la meilleure. Il est préférable de tracer le sillon avec la charrue à double versoir, en le faisant aseez profond pour que, lorsque les plantons sont recouverts et que le sol est aplani, les plantons soient à 4 à 5 pouces au-dessous de la surface. On peut aussi recouvrir les plantons avec cette charrue. Quelle que soit la charrue employée, il faut ensuite aplanir le sol à la herse. De bons producteurs emploient un instrument formé de deux disques con-
ir où et fermer les sillons : car, lorsqu'on enfouit du trèfle, celui-ci ressort
caves pou quelquefois lorsqu'on trace les sillons à la charrue.
La méthode la plus satisfaisante pour une assez grande étendue de terrain à planter, est toutefois celle avec la planteuse de pommes de terre, dont il y a plusieurs bons modèles dans le commerce. Nous représentons ici Ja planteuse Aspinwall, fabriquée par l'Aspinwall Manufacturing Company, de Jackson (Michigan).
cotipoutié Msééhe “ail
La planteuse de pommes de terre trace les sillons, laisse tomber les plantons, les recouvre et, si on le désire, applique en même temps ls engrais industriels. Pour faire faire le même travail par des ouvriers, il faudrait deux chevaux avec un homme pour tracer les sillons à la charrue, trois hommes ou jeunes garçons pour planter et un homme pour épandre l'engrais ; puis deux chevaux avec un homme pour recouvrir les plantous avec la charrue à deux versohs, Ilya grand avantage à se servir de la planteure ; car il n'y a alors point ae difficulté avec le trèfle, et en temps sec les résultats sont bien meilleurs que par l'emploi de la charrue pour tracer et recouvrir les sillons ; car avec Ja planteuse les plantons sont recouverts aussitôt et n’ont pas le temps de se sérher. En 1905, où il y eut une très forte sécheresse, j'ai eu connaissance d'un cas où dans un champ de pommes de terre plantées avec une planteuse il y eut une pousse uniforme pratiquement parfaite, tandis que le champ d'un voisin séparé de ei lui-ei par une simple clôture, planté à la main et à la charrue, ne produisit à peu près rien du tout. Si