INTRODUCTION
Dans le service de M. le DT Touraine, à l'hôpital Saint-Louis, il nous a été donné de voir souvent pratiquer, et de pratiquer nous-même des ponctions sous-occipitales, et nous avons pu constater les avantages réels que pouvait en retirer le syphiligraphe.
On sait, qu'après les travaux de Westenhofer sur le cadavre (1905), Hartmann, Murphy (1907), Payr (1911), Cushing et Hayens, Anton et Schmieden (1907) avaient atteint le lac cérébelleux postérieur au moyen d'interventions mi-cliniques, mi-chirurgicales. Entre temps, Obregia avait de beaucoup simplifié la technique (1908), en la réduisant à une simple ponction pratiquée à travers l’épaisseur des parties molles de la nuque.
L'opération se vulgarisa après les travaux de Ayer, Wegeforth, Essik (1920), d’Eskuchen (1921), de Hayem (1920) et Sicard (1923), attira l'attention sur. sa facilité et sa bénignité relatives.
Depuis cette époque, de nombreux auteurs se sont occupés de la question. Nous les citerons au cours de notre ouvrage.
Cette question paraissant particulièrement à l’ordre
ue
du jour, en France, c’est alors que sur les conseils de M. le D: Touraine, nous avons entrepris ce travail, après qu'il eût publié au début de l’année 1934 sa technique personnelle, et les résultats obtenus sur 125 malades.
Nous nous proposerons simplement, dans cette thèse, de passer en revue les différentes techniques utilisées pour cette intervention, en signalant au passage leurs accidents et le moyen de les éviter.
Nous ferons donc surtout une étude critique de ces procédés, dont les plus anciens n’ont pas 30 ans
d'existence.