ACTE IV, SCKNE IV
Les Intérêts privés ne sont pas mon affaire: Je suis homme public. Laissez, laissez-nous faire; Nous vous laisserons dire : ainsi donnez-nous tort, Et plus vous crîrez haut , plus nous frapperons fort. Ministres, lords, shérifs et toute la srquelle,
Se retournant vers Caverly.
Ses suppôts, ses impôts, et monsieur avec elle, A bas!
CAVERLY, à part.
Décidément je lui déplais beaucoup.
THOMAS GOFF
A bas les Harrington ! criblés , encor un coup , Démâtés, nivelés comme un vaisseau qu'on rase! S'il en reste un sur l'eau , que la foudre m'écrase! A l'œuvre de ce pas je vais mettre la main.
EDOUARD
Arrêtez !
THOMAS GOFF
Voulez-vous qu'on s'arrête en chemin , C'est aisé: qu'Harringlon, ti-aité comme il doit l'être,
Du ministère enfin sorte... par la fenêtre. Vous . entrez par la porte ouverte à deux battans; Entrez, soyez ministre, et sur l'heure, et longtemps: Sinon, pour vivre en paix sous un pouvoir que j'aime , Je me fais, ventrebleu! gouvernement moi-même. De la cave au grenier, de la ville aux faubourgs, Retournant le pays, je mets tout à rebours; Et, quand j'aurai parla rétabli l'équilibre, Vivent l'ordre , les lois , et vive un peuple libre ! Adieu !