ACTE IV, SCÈNE Mil
Des lois , des rangs , des noms, je veuille le naufrage? Les Stuarts pour aborder ont besoin d'un orage: Il gronde; j'en profite. Edouard, un effort! De ceux que Dieu fit rois la fortune est au port.
EDOUARD
George a du vœu de tous reçu le diadème : L'élu de tout un peuple est celui de Dieu même.
LADY STRAFFORD
Mais ce peuple, pour nous il peut se déclarer.
EDOUARD
De Mortins et des siens devez-vous l'espérer ?
LADY STRAFFORD
Qu'importe ! un bras vengeur s'avance à leur rencontre; La victoire est pour lui.
EDOUARD
Les intérêts sont contre; Les souvenirs aussi qui le repousseront. Vous vous briserez là ; car vous heurtez de front Les besoins et les droits, l'orgueil de la patrie:
Oui, l'etiiprcinte des fers qui jadis l'ont n)eurtrie,
Elle la porte encor; c'est en la regardant
Qu'elle ira d'un seul bond de Londre au Prétendant.
LADY STRAFFORD
Pour tomber à ses pieds , si votre voix puissante Veut qu'elle aille y courber sa tête obéissante, Rendez de son amoiir l'héritage à vos rois.
EDOUARD
Non; c'est déshériter mon pays de ses droits.
LADY STRAFFORD
Leur malheur les éclaire.
EDOUARD
Ils l'oublîraient encore.
' LADY STRAFFORD
Ne calomniez pas leur cause que j'adore. La liberté, mon culte avec vous la confond ; J'ai dû de la comprendre au sentiment profond, Enthousiaste, ardent que son vengeur m'inspire. En m'en laissant charmer j'ai subi votre empire;