SCENE NEUVIEME
LES PRÉCÉDENS, MORÏIlNS.
MORTINS, à Edouard.
J'accours pour l'avertir...
Saluant lord Derby.
Milord!...
A Edouard.
que de ta rue on ne peut plus sortir. Le peuple encombre tout; ta conduite honorable Excite les transports d'une foule innombrable. Jamais discours de toi n'eut un succès pareil : La Cité vient en masse avec tout l'appareil D'un jour d'élection, Téclat d'un jour de fête; Rayonnant de fierté, Thomas Goff marche en tète. Car de te haranguer il se fait un bonheur. Et ce sont des houras pousses en ton honneur.
C'est un chorus d'ivresse, un tumulte, un délire, C'est un enthousiasme impossible à décrire.
EDOUARD
Reçois-les.
A ta place! ils s'en offenseront.
As-tu donc résolu de leur faire un affront?
EDOUARD
Milord, qui m'excusait, sait qu'il faut que je sorte.
LORD DERBY
C'est vrai.
MORTINS.
Je les entends , ils sont presque à ta porte ; Tu ne le peux.
EDOUARD
Si fait!